Une concession instaurée pour éviter une concurrence trop sévère entre professionnels.

On a parlé crème glacée, au dernier conseil communal de Braine-l’Alleud. Le collège a en effet décidé de mettre en concurrence des commerçants ambulants, afin d’octroyer une concession sur un emplacement de stationnement sur le site du plan d’eau du Paradis. Celui qui remportera la concession aura le droit, durant un an, de vendre des glaces, des gaufres ou encore des boissons non alcoolisées et les autres professionnels ne pourront pas revendiquer cette place.

Auparavant, il n’existait aucune règle. Le bourgmestre Vincent Scourneau explique avoir pris conscience, lors d’une rencontre dans le cadre des mesures à prendre pour le déconfinement, de la concurrence sévère qui régnait pour vendre des glaces au Paradis. C’est que l’endroit attire énormément de promeneurs et est dès lors convoité par plusieurs professionnels.

"On veut y mettre bon ordre", a résumé le maïeur brainois. Le mécanisme de la concession permettra d’octroyer une sorte d’exclusivité, moyennant évidemment des compensations. Le loyer minimal de cet emplacement près du lac a été fixé à 5 000 euros par an. À charge des candidats de faire monter les enchères…

Plusieurs conseillers communaux sont intervenus lors des débats, notamment pour demander à la commune d’insister sur le respect des règles en matière de bruit. Mais le maïeur a répondu qu’obtenir une concession n’exemptait évidemment pas le commerçant de se conformer aux règles existantes.

Quant à Ecolo, qui suggérait des normes de qualité pour les produits vendus, il n’est pas suivi par le collège : le professionnel fera son métier comme il l’entend sur ce plan et si ce qu’il vend ne correspond pas à la demande des clients, il le constatera par lui-même.

La concession pour ces ventes de glaces et de gaufres n’est octroyée que pour un an. Quand le projet d’aménagement d’une brasserie sur place sera concrétisé - la commune prévoit de rénover la petite maison face à l’étang de pêche -, cette concession n’aura plus lieu d’être.