Début avril, le CDH de Nivelles a adressé une lettre ouverte à plusieurs ministres du gouvernement wallon pour dénoncer la politique immobilière menée à Nivelles, et la densité d’habitat "poussée au maximum" au détriment des espaces verts. Avec un exemple précis : l’Îlot Saint-Roch, où 200 mètres d’arbres et de taillis le long du Ravel avaient été rasés par le promoteur Immobel.

Le collège a répondu en s’étonnant : dans la majorité durant les deux législatures précédentes, les Humanistes n’avaient rien trouvé à redire à ce dossier pourtant initié en 2011. Et d’évoquer, à tout le moins, une certaine amnésie.

Le CDH n’apprécie guère et, à son tour, parle de désinformation. D’accord, en 2011, le conseil communal s’est accordé sur le principe de réhabiliter le site et en 2012, le rapport urbanistique et environnemental (RUE) sur le projet d’Immobel a été signé par la Région wallonne en prévoyant une densité de 60 logements à l’hectare.

Mais depuis, il y a eu d’autres étapes. Une réunion d’information préalable en 2016 qui a permis au promoteur de présenter un avant-projet prévoyant 210 logements, puis une enquête publique en 2019 alors que le dossier était passé à 310 logements, ce qui avait donné lieu à plus de 300 réclamations puis à un avis défavorable de la Commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) en décembre de la même année.

Immobel a revu son dossier dans le courant de l’année 2020, le ramenant à 291 logements. C’est sur cette base que le permis a finalement été accordé en janvier dernier.

" La majorité sous-entend que la décision d’octroyer ce permis était déjà acquise en 2011, estime dès lors Évelyne Vanpée. C’est balayer neuf ans de procédure administrative et démocratique, et oublier que le projet de 2019 était très différent de ce qui était prévu au départ. Je n’ai pas envie d’une escalade mais on ne peut pas dire n’importe quoi. De toute façon, l’essentiel de notre lettre, c’était d’avoir une réponse du ministre Henry sur l’autorisation qui a été donnée pour abattre des arbres sur 200 mètres le long du Ravel. Et pour ça, nous attendons toujours une réponse… "