Ils proposent de les remplacer par des alternatives éco-responsables.


" Cela peut sembler futile, mais en réalité pas du tout", explique Dimitri Shumelinsky, qui s’est fait le porte-parole des riverains. "Peu de gens en sont conscients mais les feux d’artifice génèrent tout un tas de nuisances, dont certaines sont dangereuses pour l’homme, la faune et la flore. Sans parler des retombées pour les riverains proches."

Composé de poudre noire (salpêtre, charbon, soufre), un feu d’artifice générerait ainsi un pic de pollution qui - pour les plus grands d’entre eux - peut durer plusieurs jours. Les particules fines libérées seraient par exemple cinq fois plus polluantes que le smog (selon une étude de la Ville de Montréal, Canada). Sans oublier l’impact sur les animaux, souvent déboussolés et pris de panique. " Pour toutes ces raisons, on voudrait que la commune s’engage à réduire les impacts du feu d’artifice de la braderie, voire le remplace par d’autres solutions éco-responsables : spectacle pyrotechnique, son et lumière, vidéo-mapping (vidéos projetées sur des bâtiments), etc. En rappelant aux citoyens qu’il est interdit d’en réaliser des privés. "

" Nous sommes bien conscients des nuisances, notamment environnementales et animales", a répondu Isabelle Philippot, échevine de la Vie associative. "Nous cherchons activement des solutions et pourquoi pas celles que vous nous présentez ? Mais cela nécessite réflexion. Nous en avions déjà mises en place pour la braderie. Mais l’expérience du feu d’artifice à bruit contenu, par exemple, n’a pas été convaincante, on le reconnaît ."