De mémoire de Genappien, on aura rarement connu une inauguration aussi rythmée et bondissante dans la cité du Lothier. Un saut à vélo au dessus du ruban noir-jaune-rouge avant qu’il soit coupé par le bourgmestre, des jeunes en skate et en trottinette rivalisant d’adresse dans d’audacieuses figures pas toujours réussies, les Woop Woop de KRS-One et de son "That’s the Sound of da Police" (non non, ce n’était pas "assassin de la police !") pour galvaniser les troupes, il y avait de quoi s’en mettre plein les yeux et plein les oreilles.

Logique: la culture urbaine débarque officiellement à Genappe avec le lancement officiel du skatepark, qui vient d’être aménagé au pied de la tour de l’ancienne sucrerie, long du parcours Ravel. Si certains ont pu croire à un simple effet de mode, le skate est devenu bien plus que cela, pratiquement un état d’esprit pour les jeunes, et également une façon d’occuper l’espace. Au Lothier, l’aménagement de ce skatepark correspondait à une demande importante de la jeunesse et le dossier a été initié il y a plus de deux ans.

C’est le centre culturel, dans le cadre d’une fiche projet du GAL Pays des Quatre Bras, qui a lancé la dynamique. L’idée était de "reconnecter les jeunes à leur territoire" et le skate semblait particulièrement adapté, d’autant que le projet valorise également la passion de nombreux ados.

L’action avait aussi une dimension résolument participative, avec la mobilisation des jeunes de Genappe - notamment au travers du Bug-1- mais aussi des Bons Villers, qui ont réfléchi à la conception du skatepark, et à son installation concrète.

Une enquête menée auprès des riverains a également poussé la Ville à modifier l’implantation, prévue au départ près de l’Agoraspace. Ce qui risquait d’amener trop de nuisance sonore, et le terrain a été reculé de quelques centaines de mètres. Des spécialistes du skate comme l’équipe de Max Extrême, ou encore des constructeurs spécialisés, ont également été sollicités. "Une fois l’emplacement déterminé en respectant le souhait des riverains, nous avons coulé une dalle en béton armé, lissée au quartz pour offrir des conditions optimales, a expliqué sur place l’échevin Vincent Girboux. Il s’agit, pour la Ville, d’un investissement de 48.000 euros."

Les installations doivent encore être complétées dans les prochaines semaines mais il y a de quoi déjà passer quelques belles heures pour les riders passionnés. "On va encore ajouter certaines choses mais c’est déjà un exploit d’arriver à cela aujourd’hui, ce n’était pas évident, a précisé le bourgmestre Gérard Couronné avant de couper le ruban. Maintenant, c’est à votre disposition !"