Brabant wallon Kevin devra suivre une formation à la gestion de l’agressivité.


En février 2017, un habitant de Jodoigne a déposé plainte : il venait de recevoir un courrier certes écrit en langage pratiquement phonétique, mais dont le fond ne faisait aucun doute : il était menacé par l’ex-compagnon de sa compagne. L’auteur de cette lettre, Kevin, n’est pas vraiment un enfant de chœur. D’ailleurs, ce courrier avait été envoyé… depuis la prison de Nivelles où l’auteur était incarcéré !

Cité pour s’expliquer en correctionnelle sur ces menaces, l’intéressé a fait défaut à l’automne dernier et a écopé, par défaut, de quatre mois d’emprisonnement ferme. Il a fait opposition à ce jugement et a indiqué, sur le banc des prévenus, qu’il regrettait avoir agi sous le coup de la "rage". Il venait d’apprendre qu’une perquisition avait eu lieu à l’endroit où habitent son ex et le nouveau compagnon de celle-ci, et que de la drogue avait été retrouvée dans la chambre de ses enfants.

"Il n’aurait pas dû réagir comme cela mais il y avait de quoi être inquiet, démuni et furieux", a plaidé son avocate. Le ministère public, lui, estimait qu’avec son passé, Kevin devait juste savoir qu’il n’avait plus droit à l’erreur…

Le tribunal, dans son jugement, indique que le prévenu a sans doute écrit sous le coup de la colère, mais il relève aussi la gravité des faits, l’angoisse que la victime a dû ressentir et la triple circonstance de récidive dans laquelle se trouve le prévenu. La peine de prison prononcée par défaut est maintenue mais dans "l’ultime espoir d’un amendement", un sursis probatoire est accordé. Pour en bénéficier, Kevin devra suivre une formation à la gestion de l’agressivité.