Les responsables vont visiter des entrepôts dans le parc scientifique pour stocker temporairement leurs produits.

Si le centre de production et de stockage ont été réduits en cendres suite à l'incendie qui a touché le site de Realco vendredi matin, les bureaux, les laboratoires ainsi que le centre de recherche et développement ont été épargnés par les flammes, maîtrsiées par les quelque 80 pompiers déployés sur place, issus des casernes du Brabant wallon mais aussi de Gembloux, d’Eghezée et d’Overijse.

Malgré le choc et l’émotion face à cet incendie de grande ampleur, les équipes de Realco ne se laissent pas abattre. Ce vendredi, une trentaine d’employés (sur les 52) ont tenu à poursuivre le travail, depuis le Cercle du Lac. Dans le même temps, les responsables de Realco ont entrepris des démarches en vue de relancer la production le plus rapidement possible. “Nous avons une volonté ferme d’aller de l’avant avec l’ensemble du personnel et les partenaires”, déclarait vendredi le CEO de Realco George Blackman.

Dès vendredi matin, des contacts ont été établis avec la direction du parc néo-louvaniste afin de trouver un lieu de stockage. “Une réflexion a lieu sur les bâtiments qui pourraient être mis à disposition en urgence, confirme Nicolas Cordier, le directeur du parc scientifique. Le parc étant saturé, il n’y a qu’un ou deux entrepôts proches du site actuel qui pourraient leur convenir dans un timing rapide. Il devrait y avoir une visite des lieux ce week-end.”

La partie administrative ayant été épargnée, les équipes pourront réintégrer les bureaux dans le courant de la semaine prochaine. Elles travailleront dans un espace de co-corking lundi. 

Plusieurs autres sociétés du secteur ont, en outre, immédiatement proposé de mettre leurs lignes de production à la disposition de Realco afin qu’elle puisse, dès que possible, honorer ses commandes et continuer à approvisionner ses nombreux marchés à travers le monde.

En pleine croissance, Realco affiche une hausse constante de son chiffre d’affaires. Il était d’un peu plus de 10 millions d’euros en 2018 et la société entrevoyait une progression à deux chiffres pour les prochaines années. Comme c’est l’habitude dans de tels cas, la cotation de l’entreprise sur Euronext a été suspendue.