Jean n’en est pas à sa première comparution devant le tribunal correctionnel et a notamment écopé de 12 mois d’emprisonnement après qu’on l’a trouvé en possession d’un pistolet mitrailleur Uzi et d’une carabine.

Il était de retour sur le banc des prévenus, en fin de semaine dernière, et à nouveau poursuivi pour détention d’armes et de munitions. En août 2018, dénoncé dans un dossier d’abus de confiance et de vols de bijoux, il a reçu la visite de policiers qui ont fouillé son habitation de fond en comble. Sous le bac de la douche, soigneusement dissimulés, les policiers ont trouvé plusieurs armes.

Il y avait un pistolet mitrailleur automatique Scorpion à crosse pliable : il s’agit d’une arme de guerre qui peut se transporter et se cacher facilement, et qui a une cadence de tir élevée. Pas de quoi rassurer le ministère public, on s’en doute, d’autant que les agents ont également mis la main sur 150 munitions dont certaines de calibre militaire et que le pistolet mitrailleur était en parfait état, prêt à l’emploi.

Trois pistolets semi-automatiques se trouvaient au même endroit et le prévenu a expliqué au juge d’instruction qu’il avait "toujours eu, accidentellement, des armes"…

L’avocat de Jean a suggéré que le tribunal constate que la peine de 12 mois déjà infligée à son client pour détention d’arme soit déclarée suffisante pour assurer la juste répression des nouveaux faits. Le ministère public, lui, a requis une peine complémentaire de 15 mois de prison.

Jugement le 14 octobre.