Des petits drapeaux partout à l’entrée, un parking dans les champs, une fanfare, une vraie scène ainsi qu’une multitude d’autres petits détails qui permettent de mieux s’imprégner. Ah que ça sentait bon le festival ce week-end à Incourt ! Un premier en Brabant wallon sous un format adapté mais qui a permis à l’IncRock de fêter dignement sa 15e bougie.

Je tiens à faire un big up à toute l’équipe d’organisation. On a mis sur pied la formule la plus conviviale et la plus sécure possible pour montrer justement qu’organiser un festival, c’est toujours possible, explique Bernard Malevé, l’organisateur. Il est important que tout le monde ait bien respecté les consignes pour qu’on n’ait rien à nous reprocher et qu’on puisse revenir au mois de mai prochain, quelles que soient les conditions. Pour continuer à soutenir et mettre des artistes sur scène.

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Sur place, les bénévoles veillaient d’ailleurs au bon respect des normes en vigueur : port du masque obligatoire, l’obligation de rester à table, des sens de circulation, etc. Et dans la très large majorité, ces consignes auront été respectées à la lettre. Un peu handicapant pour de nombreux festivaliers en manque de festivals mais qui n’a pas empêché la fête d’être belle, bien au contraire.

© Natacha Joveneau
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Le public aura d’ailleurs pu vibrer au son des Juicy, Delta, Konoba, KidNoize, Grand George, Cali, Saule et Typh Barrow qui se seront relayés tout ce week-end. “Que c’est bon d’être sur scène et de vous tous ici présents, s’est réjoui Konoba pendant son concert. Que ça fait du bien, surtout que pour moi, c’est un retour à l’Inc’Rock, 15 ans après mon premier passage. J’étais présent pour la toute première édition.” Pour chauffer le public et animer les entre-concerts, Ooz Band, une fanfare délirante venue tout droit de Rennes, assurait le spectacle, en allant à la rencontre de festivaliers qui ne pouvaient se déplacer.

Du côté des impressions, la très large majorité des spectateurs pointait l’excellente organisation et certains trouvaient même quelques points forts pour cette édition intimiste, face à une formule plus classique : “On a fait LaSemo à Enghien cette année, on est aussi passés par le Théâtre de Verdure à Namur pour Hooverphonic, mais ici, on se sent vraiment dans un festival, même s’il est un peu différent, expliquent Thibaud et Jean-Yves. Et limite, ce service à table et cette ambiance plus posée où on a tous beaucoup plus d’espace, ça va nous manquer quand les festivals pourront reprendre en conditions normales, c’est super-agréable.”

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On adore aussi le fait de ne pas être l’un sur l’autre, continuent d’autres festivaliers. C’est super agréable, on était en manque, c’est donc le soulagement d’assister à des concerts. Le seul petit truc qui nous embête, c’est qu’on a tous envie de bouger un peu, mais ce n’est pas permis !”

Toutefois, dès le samedi soir, les festivaliers ont reçu l’autorisation de danser debout… mais en restant à leur place évidemment. Pour éviter de contrevenir aux normes en vigueur !

Pour un 15e millésime de l’Inc’Rock, en version XS (pour eXtra Small et eXtra Safe) qui aura tenu son pari : prouver qu’un festival, ça pouvait aussi s’organiser dans de telles conditions. Ou mieux, se réinventer.

Gérald Vanbellingen