Le 15 juillet, c’était la catastrophe pour des milliers de familles wallonnes frappées par d’incroyables inondations. Des dégâts préoccupants qui n’ont, malheureusement, épargné personne.

Ainsi, les studios de TV Com ont été complètement inondés avec des dégâts chiffrés qui tournent autour des 270 000 euros. La régie finale, les studios et l’entrée étaient complètement sous eau. Les deux plateaux, celui du JT et l’autre qui permet d’accueillir un peu de public, ont eux aussi été détruits. Et on ne compte pas les machines à remplacer.

Face à cette triste réalité, le député André Antoine (CDH) a interpellé la ministre Bénédicte Linard au Parlement. "Compte tenu de la fragilité financière bien connue des TV communautaires, l’on voit mal comment TV Com pourrait essuyer seule une telle facture. À l’instar d’autres niveaux de pouvoir qui tentent d’intervenir au mieux pour soulager la détresse matérielle et financière des sinistrés, comptez-vous intervenir financièrement pour soutenir TV Com face aux travaux qui les attendent et pour remplacer le matériel défaillant ? Et si oui, dans quel délai ? Avec quel montant et selon quelles modalités ?"

Des questions que la ministre n’a pas évitées avec, à la clé, de bonnes nouvelles pour la télévision locale du Brabant wallon. "Le gouvernement a très vite mis en place le système des avances pour permettre à l’urgence des achats de pouvoir se tenir, sans avoir les retours des compagnies d’assurance, explique-t-elle. C’est quelque chose qui est aussi acquis pour TV Com."

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’en parallèle, le gouvernement étudie la possibilité d’octroyer une subvention exceptionnelle en équipement pour remplacer le matériel détruit par l’eau. "C’est une subvention qui serait complémentaire à l’indemnisation des assurances. C’est quelque chose de positif à mettre en avant dans le cas de TV Com", conclut Bénédicte Linard.

Une bonne nouvelle, accueillie favorablement par André Antoine, qui espère que ces aides ne vont pas traîner. "Je constate avec plaisir votre bonne volonté d’intervenir rapidement, ajoute-t-il. Mais s’ils veulent continuer de remplir leur métier, il reste 170 000 euros à trouver et j’espère qu’ils les obtiendront rapidement."

J.Br.