Depuis des années, le Décret Inscriptions soulève des questions, suscite des tensions voire provoque même des réactions épidémiques de parents déçus. Cette année, la période d’inscription en première année du secondaire a commencé le 1er février pour s’achever le 5 mars. Du 6 mars au 25 avril, un classement a été opéré par la CIRI avant de voir les inscriptions reprendre le 26 avril jusqu’au 31 août. Malheureusement, avant même de commencer, certains le savent : il n’y aura pas de place pour tout le monde dans toutes les écoles. “Début mai, près de 177 élèves n’avaient toujours pas d’école en Brabant wallon contre 128 l’année dernière, soit une progression de 38 %, largement supérieure au 27 % constatés à Bruxelles ou aux 22 % enregistrés sur le reste de la Wallonie”, note André Antoine (CDH) qui a interpellé la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir, à ce sujet, en commission.

Aujourd’hui, 123 établissements scolaires sont complets, ce qui correspond à 44 écoles à Bruxelles, 14 en Brabant wallon et 65 en Wallonie pour les quatre dernières provinces. Et les chiffres avancés par la ministre dans sa réponse ne vont certainement pas rassurer le Perwézien. “Nous sommes passés de 4 523 demandes d’inscriptions en 2020 à 4 656 cette année, explique-t-elle. En Brabant wallon, 14 établissements sont effectivement complets, soit deux de plus que l’année dernière. Enfin, au 10 juin, il restait encore 362 places disponibles en Brabant wallon.”

Des informations qui inquiètent l’Humaniste André Antoine. “84 élèves brabançons wallons n’ont, à ce jour, pas encore leur inscription en première secondaire et risquent d’être orphelins d’un établissement scolaire, déplore-t-il. Nous sommes collectivement devant un problème épineux car même s’il reste des places théoriquement disponibles, on le voit : elles ne les intéressent pas. On se retrouve avec des parents qui ont l’impression que ce sont d’autres enfants qui prennent la place des leurs.”

Et l’avenir n’est guère plus rose d’après le Perwézien qui espère tout de même qu’une solution sera rapidement dégagée afin de pouvoir répondre à toutes les demandes (et attentes) des parents. “On va se retrouver avec une cohorte d’élèves avec leurs parents qui se trouvent dans une situation d’angoisse, de colère et d’incompréhension. La situation est extrêmement critique”, conclut-il.