Coup dur pour ces habitants d’une résidence du centre de Jodoigne, située derrière l’Aldi. Mardi soir, des coulées de boue ont envahi leur garage, en quelques minutes à peine. "Tout s’est passé très vite, en dix minutes, raconte Olivier. J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu qu’il pleuvait beaucoup. J’ai pris mes clés pour bouger ma voiture par précaution mais je n’ai même pas su ouvrir la porte du garage tellement la pression était forte."

Le Jodoignois a dû faire le tour du bâtiment pour pouvoir ouvrir la porte par l’extérieur. C’est là qu’il découvre le garage sous un mètre d’eau. "C’était irréel, il y avait une Opel qui flottait, avec plein d’autres affaires dont un matelas." Avec un autre occupant de l’immeuble, ils ont emmené le véhicule vers l’extérieur pour éviter qu’elle ne cogne d’autres véhicules encore restés au sol. Les images de cette voiture flottant devant leur immeuble ont d’ailleurs fait le tour de la toile. "Jamais je n’aurais imaginé voir ça. J’ai voulu immortaliser cet instant car c’était surréaliste", commente Nadège, habitante de l’immeuble voisin qui a partagé ces clichés.

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Il n’y a heureusement pas eu de blessé, mais les dégâts sont conséquents. Les voitures de Mireille et d’Olivier sont hors services, et probablement les cinq autres voitures de la résidence aussi. "Ma Fiat disjonctait complètement, elle clignotait dans tous les sens et faisait aller les essuies-glaces toute seule. C’est le drame, on espère que le fonds des calamités nous aidera", souffle Mireille, qui ne réalise toujours pas ce qui s’est passé. "La boue s’est infiltrée à l’intérieur de ma voiture, elle a fait des bruits bizarres, comme des court-circuits. Je n’ai pas osé l’allumer. Je ne sais pas comment ça va aller, car jusqu’à présent, les assurances se rejettent la balle", explique pour sa part Olivier qui ne fait plus d’espoir pour sa BMW.

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Les habitants s’estiment toutefois chanceux dans cette malchance car à quelques centimètres près, l’eau touchait les compteurs électriques. "On a évité de peu une électrocution voire un incendie", lâche Olivier.

Et Nadège pour le mot de la fin : “Ce que je retiens de tout ça, c’est la belle solidarité qui s’est mise en place. Mon compagnon et deux de ses collègues ont par exemple aidé les sinistrés et n’ont pas hésité à mettre les pieds dedans, malgré le risque d’électrocution.”