Brabant wallon Le collège MR-CDH pointe d’énormes accroissements de charges et n’a plus le choix.

Le conseil communal "fiscal" de mardi soir n’a pas débouché sur de très bonnes nouvelles pour les habitants de Genappe. À partir de 2020, ils paieront davantage d’impôts. Alors que l’impôt sur le revenu était fixé depuis 18 ans à 7 %, le collège a revu ce taux et le fait passer à 7,5 %. D’après les calculs de l’administration, cela devrait augmenter les recettes fiscales de la commune d’environ 400 000 euros.

Le précompte immobilier est lui aussi revu à la hausse. On passe de 1 950 à 2 200, dans le but d’obtenir 470 000 euros de plus afin de couvrir les charges qui n’arrêtent pas de croître pour la commune. Pour le citoyen, cette augmentation devrait représenter une hausse de 7,81 % par rapport au précompte immobilier qu’il payait jusqu’ici.

On le devine, le collège n’a pas fait cette annonce de gaieté de cœur mais les règles imposent de présenter un budget en équilibre à l’exercice propre, sans pouvoir se servir du boni cumulé pour compenser. Et les augmentations de dépense que la commune ne peut pas éviter s’annoncent très importantes.

Le bourgmestre Gérard Couronné a détaillé ces montants devant les conseillers communaux : 56 000 euros de plus pour financer la zone de police, 38 000 euros de plus pour la zone de secours, 80 000 euros pour le CPAS, 116 000 pour assurer un deuxième pilier de pension au personnel, l’impact du taxshit que le fédéral lui-même évalue à plus de 200 000 euros par an pour Genappe.

Et ce qui inquiète particulièrement le collège, c’est la "cotisation de responsabilisation" imposée aux communes et CPAS dans le cadre de la problématique des pensions et des fonctionnaires contractuels, donc non nommés. L’explication est technique mais l’impact est bien concret : 2 millions d’euros pour la commune et 1 million pour le CPAS d’ici à 2024. "Ce n’est plus possible, on était obligé d’augmenter les impôts, affirme Gérard Couronné. Je suppose qu’il y aura des démarches pour trouver des solutions avec le nouveau ministre quand il sera nommé. Sinon toutes les communes seront en faillite."