La critique a souvent été entendue et avec la mise en œuvre de cette nouvelle application pour faciliter la recherche d’un emplacement de stationnement en ville, elle risque d’être réactivée : la mobilité à Braine, c’est tout à la voiture. Tout à fait faux, ou en tout cas plus d’actualité depuis quelques années, selon l’échevin Henri Detandt.

Qui fournit des chiffres pour le prouver. Ainsi, en quelques années, plus de 50 kilomètres de pistes cyclables en site propre, isolées du trafic routier, ont été réalisés. En achevant au printemps dernier l’itinéraire cyclo-piéton de la route du Lion et du chemin des Prés d’Ophain, la commune a terminé la boucle qui permet de relier les principaux pôles d’activités.

"Par exemple, depuis les trois grands sites scolaires que sont Riva Bella, la Vallée Bailly et le collège Cardinal Mercier, les élèves peuvent se rendre jusqu’à la piscine du Paradis en site propre", illustre l’échevin brainois.

Ce n’est pas terminé puisque après avoir répondu à l’appel à projets " Commune Wallonie Cyclable 2020 ", Braine pourrait encore recevoir 1,2 million d’euros de subsides régionaux.

Deux nouveaux cheminements seront proposés dans ce cadre. Le premier est une piste cyclable entre le rond-point de Mont-Saint-Pont et la rue de la Colonelle, sur la chaussée d’Alsemberg, pour aller vers le nord et Bruxelles. Bonne nouvelle : la Flandre est plutôt ouverte à l’idée de réaliser sur son territoire le tronçon manquant, menant aux portes de la capitale. La deuxième proposition est de relier Lillois à Ophain, par la rue des Bergers.

Autre projet important à concrétiser cette fois dans l’année, la construction de parkings sécurisés de grande capacité pour ranger les vélos. Braine-l’Alleud vient de déposer une demande de permis pour la construction de telles infrastructures, d’une capacité de cinquante vélos. Un parking était envisagé à la gare mais la SNCB a promis de s’en occuper. La commune a dès lors prévu d’en placer un à la rue du Château et un deuxième à la rue des Trois Apôtres.

Le prix est évalué à 100 000 euros par garage, ce qui fait 2 000 euros par emplacement. Ce n’est pas gratuit mais le modèle choisi permettra un contrôle d’accès via une application, laquelle servira aussi à payer l’utilisation. À l’intérieur, des caméras de surveillance connectées sont prévues, tout comme un éclairage Led pour la nuit. La conception, avec des façades en acier percées de petits trous, vise à favoriser un contrôle social de ce qui se passera dans ces parkings.

V.F.