Une peine de travail de 80 heures pour s’être montré violent sur le quai de la gare.

Le 25 avril 2018, la conductrice d’un train a donné l’alerte en apercevant un homme qui titubait sur les quais de la gare de Nivelles, et risquait de tomber sur les voies. Le sous-chef de gare est allé voir sur place et s’est approché de Steven R., un Nivellois domicilié à quelques centaines de mètres de là.

Il tenait des propos incohérents et d’un coup, sans la moindre raison, il a asséné un coup de poing dans le visage du sous-chef de gare. Les lunettes de celui-ci se sont retrouvées par terre et l’homme a tenté de fuir, mais l’agresseur lui a donné aussi un coup dans le dos.

Interpellé, Steven a expliqué qu’il était trop alcoolisé, et qu’il ne se souvenait de rien. Ce qui ne l’a pas empêché de nier les faits durant l’enquête, soutenant qu’il n’était pas quelqu’un de violent et qu’il n’avait donc pas pu frapper quelqu’un sans raison. Alors que la conductrice du train a vu la scène et qu’elle l’a décrite aux policiers, le prévenu continuait à nier devant le tribunal correctionnel, il y a un mois.

Le jugement a été rendu vendredi et le tribunal estime que le prévenu, en se bornant à répéter qu’il ne se rappelle plus de rien mais qu’il ne s’est pas montré violent, n’est pas crédible. La prévention est donc établie et la justice souligne à la fois la gravité des faits commis et le peu d’amendement dont Steven fait preuve.

Il est condamné à une peine de travail de 80 heures, et à une amende de 400 euros assortie d’un sursis pour 240 euros. Mais s’il ne preste pas sa peine de travail, c’est une peine de cinq mois d’emprisonnement ferme qui sera appliquée.