Le prévenu affirme à l’audience que tout va bien… depuis la séparation.

Après quinze ans de vie commune, Xavier, un Rebecquois, vivait dans la même maison que sa compagne mais le couple était séparé. Et un jour qu’il avait trop bu, il est rentré alors qu’elle était déjà couchée et il s’en est pris à elle de manière violente : coups de poing, insultes, gifles… Il l’a poussée hors du lit et a marché sur elle.

La victime a expliqué que ce n’était pas la première fois qu’il se montrait violent envers elle lorsqu’il avait bu. Entendu par les policiers, le Rebecquois, lui, a indiqué qu’il ne savait plus à quoi s’en tenir dans ce contexte de séparation, et qu’il avait réveillé la dame… avec des gifles. "On est séparé depuis trois ans : c’est une perverse narcissique ! a-t-il affirmé devant tribunal correctionnel. J’ai réagi ce soir-là parce que j’avais appris qu’elle était en relation avec quelqu’un d’autre, et qu’elle attendait juste le bon moment pour partir." L’avocate de la défense a tenté d’atténuer en parlant de coups réciproques et d’époque révolue…

Le tribunal, dans son jugement, retient que le prévenu a prétendu à l’audience que son ancienne compagne était une perverse narcissique, et qu’elle était en tort à l’époque parce qu’elle le trompait. La justice en déduit une absence totale de prise de conscience et de sentiment d’empathie envers la victime.

Pas question dès lors d’une mesure de faveur qui accroîtrait le sentiment d’impunité du prévenu : Xavier écope de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 800 euros, avec un sursis durant trois ans accordé à condition qu’il suive une formation à la gestion de l’agressivité.