Nivelles investit dans la production d’énergie durable, et invite les citoyens à faire de même.

> Cette initiative a été sélectionnée dans le cadre de notre dossier "J'aime ma commune"

Elles n’ont pas toujours bonne presse mais à Nivelles, l’arrivée du parc éolien Vent d’Arpes n’a pas suscité beaucoup d’opposition de la part de la Ville, ni même des habitants. Et lorsque le Service public de Wallonie (SPW) a renâclé en redoutant que l’implantation des quatre machines gêne un hypothétique projet d’échangeur autoroutier, le collège communal a soutenu le promoteur lorsqu’il est allé en recours.

Ce promoteur tournaisien, Ventis, lorsqu’il a présenté son projet, a d’emblée été mis au courant : en terre aclote, la règle pour ce type de réalisation est de ne pas laisser le privé seul aux manettes. Il fallait donc accepter une part d’investissement des pouvoirs publics, et réserver également une part aux citoyens.

"Ils avaient déjà fait ce travail en Hainaut occidental et ils ont tout de suite accepté le principe , indique l’échevin Pascal Rigot. Pour la production d’énergie, on ne veut pas laisser le monopole au privé ou aux pouvoirs publics : on propose une troisième voie. Après, sur la répartition, il a fallu discuter. On doit toujours discuter quand on parle d’argent… Mais le système mis sur pied fonctionne, les éoliennes tournent bien et les coopérateurs reçoivent un dividende de 4 %. C’est largement supérieur aux taux accordés sur les comptes d’épargne !"

La répartition convenue est de 70 % pour le promoteur privé, 15 % pour les pouvoirs publics, (soit 5 % pour la Ville, 5 % pour l’intercommunale inBW, et 5 % pour Energie BW) et 15 % pour les citoyens via l’asbl nivelloise Vent +, passant par la coopérative CLEF. Environ 250 coopérateurs se sont lancés dans l’aventure. Du côté de la Ville, 100.000 euros ont été investis.

Et lorsque l’an dernier, il a fallu remplacer les antiques chaudières à gaz liquide chauffant tant bien que mal les serres communales depuis les années 70, le collège a une nouvelle fois pensé énergie renouvelable et participation citoyenne. La coopérative ottintoise Coopeos a remporté la marché : un chauffage utilisant les déchets verts est en cours d’installation.

Un contrat "tout compris" a été passé pour 15 ans avec la Ville : la coopérative s’occupe de l’installation, du financement et de l’approvisionnement en bois local. Et Vent +, à nouveau de la partie, en profitera pour sensibiliser le public à ce type de projets.


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