En mars dernier, le coronavirus faisait officiellement son apparition chez nous. Après l’avoir vu surgir de nulle part et faire des ravages en Chine mais également en Europe, la Belgique entière devait apprendre à faire face et surtout, à vivre avec ce Covid-19. Et si ce virus se propage rapidement et s’avère terriblement mortel, il va radicalement changer notre quotidien. Un premier confinement national est décrété : nos déplacements sont limités, les commerces ferment petit à petit, les contacts sociaux et familiaux sont réduits au minimum, puis empêchés. Les questionnements se multiplient : faut-il aller travailler, fermer les écoles, quelles sont les personnes à risques, existent-ils des médicaments, un vaccin ?, etc. Face aux multiples incertitudes, les collectivités se doivent de réagir. À Ottignies-Louvain-la-Neuve, de cet état d’urgence surgira la création d’un réseau de solidarité. Parmi ses priorités : protéger les aînés. "On a commencé par envoyer un courrier à tous nos seniors avec toutes les informations de base : numéros utiles de la Ville, du CPAS, des commerces et restaurants restés ouverts", explique Benoît Jacob, échevin des Aînés. Un call center est également ouvert, avec les mêmes missions : informer, aider et rassurer la population. Dans la foulée, le port du masque est recommandé. Des dizaines et des dizaines de bénévoles vont s’organiser pour en confectionner des milliers et les distribuer. Bourgmestre, échevins, conseillers, employés et ouvriers communaux se réinventent et deviennent tour à tour facteurs, bricoleurs, déménageurs, etc.

"Les seniors, maisons de repos, ASBL et la Clinique Saint-Pierre ont reçu des masques, tabliers et même des visières de protection, via des initiatives individuelles ou collectives", continue l’échevin.

Mais le coronavirus s’attaque aussi à notre santé mentale. Pour beaucoup, ce confinement rime avec isolement.

Quelques opérations sont alors lancées pour soutenir les personnes plus fragiles ou en première ligne. "Pour la fête des mères, des fleurs ont été distribuées dans les homes et à Pâques, on a offert des œufs en chocolat", conclut Benoît Jacob. "Plus récemment, le Panathlon a tenu à mettre à l’honneur les personnes en première ligne face au virus, comme le personnel de la Clinique Saint-Pierre."