Brabant wallon La Néthenoise a à cœur de gérer des projets mais ne s’estime pas politicienne.

À 26 ans, Julie Roméra est ce que l’on peut appeler une jeune échevine. À Grez-Doiceau, elle aura en charge les compétences de la jeunesse, du sport, du tourisme et la coopération Nord/Sud ! Mais qui est cette jeune femme, établie dans le village de Néthen, qui jouera un rôle durant les six prochaines années, dans la vie des Gréziens ?

"Je suis éducatrice spécialisée et je suis assez impliquée dans le patro où je préside l’ASBL. La politique n’était pas une fin en soi pour moi. C’est Nicolas Cordier qui était venu me chercher voici six ans, et m’a demandé une nouvelle fois de me présenter cette année. J’ai trouvé cela chouette qu’on me le demande car je n’aurais pas fait la démarche moi-même. La politique n’est pas ma première ligne de mire, je ne me sens en tout cas pas politicienne !"

Alors pourquoi s’être engagée ? "Nicolas m’a bien expliqué qu’il s’agissait surtout de gestion de projets. Je le vois de la sorte, et donc je n’ai pas à l’esprit que je fais de la politique. À mon âge, je me suis dit que c’était plutôt pas mal de m’investir pour les jeunes au niveau de la commune. Quand, au début, j’ai appris qu’Écolo ne nous retenait pas, je me suis même dit que, à 32 ans en 2024, ce serait tard, que je serais trop âgée pour les échanges que je voulais mener…"

À Grez-Doiceau, Julie Roméra aura des défis à relever… "Je ne serai pas seule pour y parvenir. Je suis bien entourée au collège mais aussi au sein de l’administration ! Beaucoup d’amis m’ont demandé ce que j’allais faire et mettre en place. Il y a tellement à faire, mais le plus important, c’est de réaliser un état des lieux ! Il est important que je comprenne le fonctionnement des associations et des acteurs, par exemple. Il sera primordial d’entretenir des liens et de faciliter les contacts. Une fois cela bien en place, bien sûr que j’ai envie de créer des choses, mais cela doit partir des Gréziens qui ont plein d’idées. Mon rôle sera de les soutenir ! Je suis d’ailleurs étonnée du nombre d’associations dans la commune. C’est fou de voir cela ! Il n’y a pas que le football et le vélo…"


Son jeune âge ? Un sérieux atout

À 26 ans, forcément, son âge peut interpeller certains. Mais, nouvelle échevine, Julie Roméra préfère ne pas se préoccuper de ce qui pourrait être raconté, et aspire à démontrer son potentiel, son engagement et son dynamisme. "Je ne suis pas venue dans le collège pour faire de la politique à proprement parler, mais pour y apporter une dynamique. Je souhaite faire bouger les choses, je suis quelqu’un qui veut parler avec les gens, les rencontrer. Les jeunes peuvent faire bouger les choses, apporter un œil nouveau. Il est fini le temps où il faut faire comme cela car cela a toujours été ainsi. Aujourd’hui, on doit évoluer. J’ai beaucoup d’énergie pour me mettre au service des citoyens. Je trouve que jusqu’à présent, les gens n’ont pas toujours été entendus. On est prêt à les épauler."