Le consulat et l’ambassade ne prévoient pas de rapatriement pour le moment.

Les Belges sont nombreux à avoir connu des problèmes à l’étranger. Aux quatre coins du monde, des mesures sont prises entre confinement forcé et rapatriement. En Australie, aucune mesure de rapatriement ou de fermeture des frontières n’est encore prise, même si les autorités belges recommandent de rentrer au plus vite au pays. Kevin Magis, originaire de Villers-la-Ville, voyage depuis deux ans au pays des kangourous et avait prévu son retour en Belgique depuis le mois de février. " En fait, mon visa expire le 1er avril et j’avais réservé en billet d’avion le mois dernier. Le 18 mars, on m’a annoncé que mon vol était annulé et on m’a proposé un remboursement de mon billet. "

Il attend toujours les 616 euros déboursés pour ce premier billet, mais ce qui l’inquiète le plus, c’est le prix actuel des billets encore disponibles pour rentrer en Belgique. " J’ai une particularité, c’est que je voyage avec un chat. Si je veux prendre un billet d’avion pour rentrer avant le 1er avril, je dois payer 22 000 dollars australiens, soit 12 000 euros ! Les prix ont complètement explosé. C’est incompréhensible d’en arriver à des sommes pareilles. "

Il est hors de question que Kevin Magis paye une telle somme, et il a contacté les autorités belges. " Le problème, c’est que l’espace aérien n’est pas fermé et que des vols sont encore disponibles. Il n’y a donc pas de rapatriement de prévu, souffle-t-il. Je ne pleure pas pour qu’on vienne me chercher gratuitement, mais je ne peux payer que pour des tarifs mesurés. Nous avons des groupes d’entraide avec d’autres voyageurs, et certains qui ont pu quitter l’Australie disent que les vols sont loin d’être pleins "

Kevin doit trouver une solution d’ici une semaine. " Je me suis renseigné pour prolonger mon visa mais ceux qui sont dans le même cas ont déjà essuyé un refus des autorités australiennes. J’ai le projet de revenir l’année prochaine pour continuer à travailler et je ne peux pas me permettre de rester dans l’illégalité. J’ai beaucoup travaillé pendant deux ans et je ne veux pas avoir fait ça pour rien ! "