Tous deux se présentent à la présidence de la Fédération du PS Brabant wallon.

Deux candidats sont en lice pour la présidence de la Fédération PS du Brabant wallon : Kyriaki Michelis, échevine wavrienne de la Culture, de l’Extrascolaire et de l’Égalité des chances et le président sortant Dimitri Legasse, député wallon et ancien bourgmestre de Rebecq. En compagnie du seul candidat à l’élection nationale Paul Magnette, ceux-ci ont présenté leurs ambitions et leur programme aux militants ce lundi à la grange du Douaire à Ottignies. Les membres des sections locales voteront ces 18 et 19 octobre, en même temps que les élections locales et nationales. Les résultats seront connus samedi après-midi.

Du côté de Dimitri Legasse, ce rendez-vous avec les militants, c’était aussi l’occasion de défendre le bilan de ses quatre années à la tête de la fédération. "Je suis relativement satisfait. C’est un bilan en termes d’organisation interne, on ne juge pas un président de fédération sur les résultats des élections. Certes, c’est un critère mais il y en a d’autres. Ma satisfaction, c’est d’avoir pu, dans la Fédération, ramener de l’organisation, de la transparence, des outils de communication. On a relevé des séquences électorales multiples et c’est un travail collectif qu’il faut saluer. Il faut maintenant reconquérir électoralement, des militants et des électeurs."

Du côté de Kyriaki Michelis , il s’agissait avant tout de permettre une élection démocratique et de ne pas proposer aux électeurs qu’un seul candidat. "Ça n’aurait pas été très sain", précise-t-elle. Poussée par plusieurs militants, elle a donc posé sa candidature à l’élection, en ayant pris le soin de prévenir son "adversaire" au préalable. Pas d’animosité entre les deux socialistes, donc.

"Les ‘affaires’, que nous condamnons fermement et qui ont affecté la politique dans son ensemble, ont considérablement impacté notre parti en Brabant wallon, a-t-elle déclaré lundi aux militants. Sous la menace d’un PTB qui s’installe et de discours populistes, nous avons accusé une perte de 5 % au dernier scrutin régional et de 3 % au scrutin provincial. Il est essentiel d’en tirer les leçons et de prendre le recul nécessaire pour nous reconstruire. Nous devons impérativement unir nos forces, nos valeurs et nos rêves pour faire de notre Fédération un acteur essentiel, incontournable au sein de notre Province et en interne, au parti."