Si on parle depuis quelques mois d’une rénovation de la façade de la collégiale Sainte-Gertrude, on sait que l’édifice emblématique de la cité des Aclots a connu des restaurations beaucoup plus importantes.

Notamment à la fin des années 70, lorsqu’il fallait réparer les dégâts subis par la collégiale suite aux bombardements de 1940 et que, par référendum, les habitants ont opté pour une version "romane" inspirée d’images du XIIIe siècle alors que les bombes avaient eu raison d’une collégiale à l’extérieur plutôt gothique.

Un des architectes de cette aventure, le Nivellois Ghislain Ladrière, est décédé le 14 janvier.

Il avait repris le travail sur la collégiale suite à la maladie de son père, Maurice Ladrière.

La restauration de la collégiale est en quelque sorte son chef d’œuvre, et il a écrit plusieurs rapports sur ce chantier hors du commun.

Mais sa fiche consultable dans les archives de l’UCLouvain précise que Ghislain Ladrière est entré dans le monde de la restauration en planchant sur la rénovation du moulin Saint-Pierre à Nivelles.

Il a également exercé ses talents d’architecte pour restaurer des bâtiments classés comme le Musée communal, ou encore l’église de Bornival.

" J’ai eu la chance de faire sa connaissance lorsque j’étais échevin de l’Urbanisme, saluait dimanche le bourgmestre Pierre Huart. Il habitait près des Récollets et était de nature plutôt discrète, mais il était passionné par sa ville. C’est quelqu’un qui avait un grand sens esthétique, et aussi un humour pince-sans-rire typiquement aclot. "