Virginie de Limbourg a quitté Tournai voici trois ans pour s’installer à Louvain-la-Neuve. "Mon mari était originaire de Limal, il a fait ses études à Louvain-la-Neuve. On voulait construire dans la région. Je ne pensais pourtant pas habiter la cité universitaire. Mais la maison qui nous a été présentée était lumineuse, on pouvait y mettre nos bureaux et il y avait suffisamment d’espace", dit-elle.

L’artiste est passionnée par le support papier "mais aussi par d’autres matières dont le textile. Le papier offre différentes lectures. Il est très généreux, maniable. Je le plie, je le froisse, je crée un fond, je l’enduis. Je transfère un élément de la ville comme une plaque d’égout, ou un élément de la nature comme une écorce. C’est le point de départ. Suit un long travail d’introspection. L’aquarelle et la gouache se déposent par une répétition méditative. Certains assimilent mes peintures à de la tapisserie. J’ai le besoin de créer des œuvres dont émane de l’énergie positive, qui apaisent. Je peins dans ma cuisine et mon travail fait partie de mon quotidien. J’ai fait tout un temps du figuratif, mais le narratif est devenu un problème et je me suis orientée vers l’abstraction."

Virginie de Limbourg expose ses œuvres jusqu’au 10 avril à l’Espace 001 de Louvain-la-Neuve qui l’avait déjà accueillie lors du projet "Féminin sacré". L’exposition a pour titre "Souffles" : "Le souffle, c’est instinctif, c’est un rythme, c’est aussi se poser. Le souffle évoque énormément de choses…"