L’histoire paraît incroyable, et pourtant… Il y a quelques semaines, en pleine nuit, peu après deux heures du matin, la police fédérale de la route du Brabant a fermé l’A7/E19 en direction de Bruxelles à cause de deux vaches égarées.

"Il nous arrive une ou deux fois par an de voir des animaux obstruer les voies de circulation mais des vaches, c’est une première!" Inspecteur principal et coordinateur provincial à la police fédéral de la route du Brabant, Xavier Simart se souviendra longtemps de cette intervention automnale effectuée à hauteur d’Ittre. "Les deux vaches étaient très agitées et nous ne pouvions pas lire les 9 numéros permettant d’identifier leur propriétaire. Nous étions quatre au sein de notre poste de circulation et notre seule solution a été de fermer complètement les trois bandes de circulation de l’autoroute."

Après avoir dévié les automobilistes vers le Ring 0 en direction de Waterloo, Xavier Simart et ses collègues se rendent à l’évidence: il leur est impossible de guider seuls les bestiaux hors de l’autoroute. Et, à cette heure tardive, aucun autre service ne peut les aider.

"Nous avons même été jusqu’à demander l’aide de collègues de la Direction de la sécurité publique disposant d’un van pour chevaux mais le personnel n’était pas disponible à ce moment-là", précise l’inspecteur principal sur le site de la police.

«Une mauvaise blague»

Dos au mur, les agents changent de méthode et demandent à la zone de police Ouest Brabant wallon de se rendre chez un éleveur de bovins installé à Ittre.

"L’homme a d’abord cru à une mauvaise blague, mais ensuite, il a accepté volontiers de nous aider. Vers 03h50, il est arrivé sur place et a pris en charge les deux vaches. Grâce à lui, nous avons pu rouvrir l’autoroute à 04h00, sans aucun incident!"

Mieux, l’éleveur a même ramené les animaux - en fuite après qu’un arbre soit tombé sur leur clôture - à leur propriétaire qui habite Ophain-Bois-Seigneur-Isaac.

"Je souhaite remercier ce fermier pour son intervention au milieu de la nuit. Il n’a pas hésité à venir avec son propre matériel secourir deux vaches égarées qui ne lui appartenaient même pas, souligne Xavier Simart. Sans son aide, je ne sais pas combien de temps cette situation aurait pu perdurer."

Et signe que l’histoire n'a laissé personne insensible, l’agriculteur a remercié les policiers avec une lettre et un cadeau.