Le bourgmestre tient à ce que cette petite tradition locale continue, à l’abbaye ou ailleurs.

Le sujet a mobilisé une partie des habitants de Villers-la-Ville ce week-end. L’avenir de la brocante qui se tient chaque samedi matin à la belle saison sur un des deux parkings de l’abbaye est incertain. D’après les messages circulant sur les réseaux sociaux, l’organisatrice de l’événement a essuyé un refus de la part de la direction de l’abbaye pour continuer l’an prochain et la brocante de ce samedi risquait d’être la toute dernière.

La brocante, comme tout événement hebdomadaire en plein air, connaît des samedis de grande affluence avec aussi pas mal d’exposants, et d’autres moins fastes. Mais elle a de nombreux adeptes et pour les Villersois ou les habitants des villages alentour, c’est un but de promenade très régulier.

Évidemment, cela implique que le parking le plus éloigné de l’abbaye accueille les stands tandis qu’une partie des chineurs, s’ils trouvent une place, se parquent sur le deuxième parking, face au Moulin. Il ne faut pas être grand clerc pour imaginer que le samedi matin, cela complique l’accès pour les touristes qui veulent voir le site cistercien et que lors de grands événements à l’abbaye, l’organisation d’une brocante au milieu du jeu de quilles doit être prise en compte.

Le bourgmestre Emmanuel Burton confesse avoir reçu pas mal de coups de téléphone sur le sujet ce week-end, et avoir été interpellé directement par des citoyens lors de festivités locales. Il a dès lors promis de mettre tous les acteurs autour d’une table, pour tâcher de dégager un compromis ou imaginer une solution alternative.

"La brocante est là depuis de nombreuses années. La commune ne s’en est jamais préoccupée parce que ce n’était pas nécessaire, mais trouve que c’est quelque chose d’important : cela fait partie de la vie locale, confirme le maïeur villersois, qui est aussi membre du conseil d’administration de l’abbaye. Je pense qu’elle reprend vers Pâques : on a quelques mois pour y voir clair et je me battrai pour qu’elle continue. Si ce n’est pas possible à l’abbaye, il faudra trouver un autre site."