On se souviendra qu’il y a un peu plus d’un an, les accès à l’église Notre-Dame du Saint-Sépulcre avaient été interdits par un arrêté du bourgmestre de Nivelles: vu l’état de l’édifice, la sécurité n’était plus assurée pour ceux qui fréquentaient les lieux, et il ne fallait évidemment prendre aucun risque. La mesure doit rester en vigueur jusqu’au moment où des travaux de rénovation seront entamés, mais on parle d’un coût de plusieurs centaines de milliers d’euros et ils n’ont pas encore été entamé.

En parallèle, une partie des fidèles et les habitants du quartier se sont mobilisés lorsqu’il a été question de désacraliser l’église, pour la vendre à un promoteur qui aurait pu donner une autre affectation au bâtiment, par exemple y aménager des logements. Une pétition avait fait le tour du quartier, des affiches de protestation avaient fleuri aux fenêtres…

Il y a quelques jours, le placement par la Ville de Nivelles de hautes barrières tout autour du Saint-Sépulcre a ravivé les craintes. Certains y ont même vu le début de travaux de démolition. Et comme souvent, les réseaux sociaux se sont emballés…

Le bourgmestre Pierre Huart assure que les barrières sont juste là pour éviter que des pierres ou d’autres éléments de façade tombent sur des passants ou des véhicules. Le président de la fabrique d’église, Jean-Paul Etienne, confirme: c’est juste une question de sécurité. La question de la désacralisation n’a pas été tranchée et le dossier d’une éventuelle réaffectation est au point mort actuellement.