Brabant wallon

L'accès est interdit dès ce lundi après un rapport défavorable des pompiers.


Le hasard a voulu qu’elles portent presque le même nom. Mais il a aussi voulu que la cathédrale Notre-Dame de Paris et l’église Notre-Dame du Saint-Sépulcre présentent toutes deux un risque d’incendie. C’est ce qui ressort d’un récent avis de pompiers qui ont visité les huit églises du culte catholique à Nivelles.

À la suite des dramatiques événements à Paris, les fabriques d’église de la cité des Aclots ont demandé aux hommes du feu d’analyser les églises de la ville et de remettre un avis. Seule l’église du parvis Notre-Dame a été recalée à l’issue de leur visite le 3 juin dernier. Face à ce constat et à la suite d’une réunion avec l’officier des pompiers et des représentants de la fabrique d’église, il a été décidé d’interdire l’accès du Saint-Sepulcre jusqu’à nouvel ordre. L’arrêté communal pris par le bourgmestre, invoquant des impératifs de sécurité publique, prend effet dès ce lundi 15 juillet et prendra fin dès que les travaux nécessaires auront été effectués. Seul l’accès à la chapelle de semaine sera maintenu et l’entrée se fera uniquement par la porte Est.

Cette fermeture survient une semaine après l’intervention de pompiers au clocher de l’église. Ceux-ci avaient été appelés pour sécuriser la tour dont plusieurs éléments menaçaient de s’effondrer, mettant ainsi en péril la sécurité des passants. “Je précise que cette interdiction d’accès n’est pas du tout en lien avec le projet immobilier évoqué sur le site”, précise le bourgmestre Pierre Huart.

Pour rappel, il y a quelques mois, des paroissiens et riverains s’étaient émus lorsqu’ils ont découvert le projet envisagé sur le site. Il est question depuis plusieurs années d’une vente et donc d’une possible désacralisation de l’église. Pas question de raser l’édifice pour reconstruire un autre bâtiment donc, mais la fabrique pourrait céder le bâtiment à des promoteurs pour y créer du logement.

En plus d’une pétition réunissant quelque 300 signatures, des affiches “S’il vous plaît, ne vendez pas notre église” avaient fleuri sur les fenêtres du voisinage, et un site internet (www.lesamisduspluc.be) ainsi qu’une page Facebook avaient été mis en ligne. Ils demandaient dès lors le gel de toutes les démarches visant à la vente ou la préparation de la vente de l’église, et d’être associés à la recherche d’autres solutions.

Qu'adviendra-t-il du Saint-Sépulcre ?

Qu’adviendra-t-il de l’église dont l’état ne cesse de se dégrader  ? Restaurer l’ensemble de l’édifice coûterait plus d’un million d’euros, ce qui est absolument hors de question pour la fabrique d’église qui constate par ailleurs une faible fréquentation des lieux.

Vendre le bâtiment  ? L’évêque devra trancher. Estimé à quelque 700.000 euros, le bâtiment serait alors remplacé par des logements. La vente permettrait ainsi à la fabrique d’utiliser cette somme à la rénovation d’autres lieux de culte plus petits et moins coûteux.

Sans préciser clairement l’avenir du Saint-Sépulcre, le vicariat du Brabant wallon a récemment fait le point sur la situation. Dans une note du 29 juin, il se montre favorable à un phasage des travaux de rénovation… tout en soulevant la question du financement.

Il dit par ailleurs soutenir deux projets pastoraux à Nivelles – dont une éventuelle vente de l’église ne doit pas financer – à savoir  : la construction d’un centre paroissial à l’emplacement de la cure située à la rue de Namur et la construction d’une implantation paroissiale au cœur du lotissement du Petit Baulers.