À l’heure actuelle, près d’un quart du territoire provincial est bâti

La rengaine revient à chaque événement climatique d’importance ayant des répercussions telles que des inondations ou des coulées de boue : l’urbanisation galopante est considérée comme l’une des principales causes de ces catastrophes à répétition dans la Jeune Province.

Il faut dire que plus l’on construit de logements, d’entreprises et autres routes, moins l’eau de pluie pourra être absorbée par le sol et plus le risque d’inondations augmentera, malgré la présence de zones de retenue d’eau ou de bassins d’orages.

Un phénomène qui ne risque pas de s’améliorer dans le futur : l’an dernier, pas moins de 363 hectares supplémentaires ont été urbanisés en Brabant wallon, à en croire les chiffres récemment publiés par la direction générale des statistiques du SPF Économie. Ce qui correspond à l’équivalent de 726 terrains de football de 50 mètres sur 100 ! Les permis octroyés pour les grands projets de reconversion immobilière tels que celui des anciennes forges de Clabecq ne sont pas innocents à cette urbanisation galopante.

Une urbanisation qui a tendance à se réaliser au détriment des terres agricoles. Lesquelles sont progressivement remplacées par des zonings ou des quartiers résidentiels même si, pas de panique, elles constituent toujours un peu plus de 59 % du territoire provincial avec 64.672 hectares de terres cultivées ou à l’état de prairie en 2016.

Pour le reste, le Brabant wallon est aujourd’hui constitué de 25.559 hectares de terrains bâtis. Dont une grande majorité destinée à l’habitat. Ainsi, 13.180 hectares sont consacrés au résidentiels en Brabant wallon. Un chiffre à toutefois relativiser. "Dans les terrains résidentiels sont inclus les jardins privés et petits espaces verts qui sont essentiellement utilisés par les habitants des immeubles auxquels ils sont rattachés", confirme-t-on auprès de la direction générale des statistiques du SPF Économie.

Autrement dit, si une maison de 200 m² se trouve sur un terrain de 20 ares, l’ensemble des 20 ares sera considéré comme étant urbanisé alors que tout ne sera pourtant pas bétonné.

On notera également que 1.409 hectares étaient consacrés, l’an dernier, à des activités industrielles et 520 hectares à des activités exclusivement commerciales. Enfin, 2.964 hectares sont consacrés, en Brabant wallon, à des activités de loisirs (terrains de foot, étangs de pêche…), 778 à des bâtiments publics (administrations communales…) et 5.894 hectares sont utilisés pour le transport et les communications (routes, autoroutes, chemin de fer…).