La semaine dernière, le Conseil d'État suivait les riverains et décidait de casser le permis octroyé à Sagrex, l'exploitant de la carrière de Quenast (Rebecq), pour la construction d'une nouvelle route, baptisée Route de Montagne. Pour rappel, cette voirie devait permettre de supprimer la drève Léon Jacques afin d'étendre la fosse d'extraction. Mais la plus haute juridiction du pays a estimé que l'exploitant aurait dû considérer la suppression de la drève Léon Jacques, la construction d'une nouvelle route et l'extension de la carrière comme un projet unique. Et donc qu'il aurait dû introduire une seule demande de permis. Ce saucissonnage du projet est l'un des reproches que formulent les riverains depuis le début.

Sagrex a décidé de revoir sa copie et d'écarter provisoirement son projet de Route de Montagne, afin d'étudier d'autres solutions. "On aborde différemment la suite de la procédure, confirme Sara Lemestré, la porte-parole du groupe. On prépare la demande de permis pour l’extension de la carrière et la suppression de la drève Léon Jacques. Une réunion d'information au public sera organisée, à la suite de laquelle une enquête publique aura lieu. La construction de la route - si route il doit y avoir - sera déterminée par l’étude d’incidences. Elle étudiera les conséquences de la suppression de la drève sur les voiries locales et fera des recommandations quant à un éventuel tracé. Cette étude tiendra compte de l’impact sur l’environnement et des remarques des riverains."

Au terme de cette étude d'incidences, Sagrex déposera une nouvelle demande de permis, normalement dans le courant de cette année.