Les travaux de rénovation des deux fours de l’Unité de valorisation des déchets à Virginal ont rapidement divisé ceux qui jugeaient ces travaux indispensables et leurs opposants.

Dans cette seconde catégorie, on retrouve André Antoine. L’Humaniste ne s’en est jamais caché : il est contre ces travaux. Et la ministre Tellier vient d’ajouter de l’eau à son moulin. Interrogée quant à la nécessité d’obtenir un nouveau permis pour ces travaux, la ministre wallonne de l’Environnement a donné raison au Perwézien. "Il faudra introduire une demande de permis d’environnement pour déterminer l’effet, en principe, positif, explique-t-elle. La demande devra prendre la forme d’un permis unique car les travaux prévoient une démolition."

Et si l’inBW considère ne pas remettre en cause son objectif visant à diminuer les quantités de déchets de 50 % d’ici 2027, la ministre ne partage pas cette idée. Résultat : les travaux devraient se tenir sans subsides. "Pour de telles infrastructures, les subsides sont octroyés si on est cohérent avec les objectifs du plan wallon des déchets ressources. Pour le Brabant wallon, la priorité doit être mise sur la prévention vu le volume plus élevé de déchets que dans le reste de la Wallonie."

Pour André Antoine, qui est contre ce projet, c’est une petite victoire. "L’analyse que nous avions réalisée était la bonne : il faut bel et bien un nouveau permis, souligne-t-il. Malgré nos préventions, ils continuent de maintenir l’incinérateur. On se retrouve donc avec une facture de 32 millions d’euros sans subsides et ce sont les citoyens du Brabant wallon qui vont payer", conclut le député.