L'échevin de la Santé revient sur la polémique du délai de livraison.

De l'extérieur, La Sucrerie semble bien calme ce samedi matin, comme tous les jours depuis le début du confinement. Mais à l'arrière, dans ce qu'on appelle la "black box" du hall culturel, une véritable fourmilière digne des jours d'élections s'est mise en route dès 8h30. Une trentaine de bénévoles s'activent à mettre sous enveloppe quelque 70.000 masques réutilisables. Ceux-ci seront livrés dans les 14.000 boîtes aux lettres de l'entité de Wavre tout au long de la journée ce dimanche.

   

© GEERTS

Les bénévoles, séparés à distance réglementaire, collent l'adresse de chaque famille sur une enveloppe, y engouffrent deux masques par membre du ménage (âgé de plus de 6 ans) et glisse l'enveloppe dans un carton. " C'est un travail de fourmis , résume sur place l'échevin de la Santé Gilles Agosti. La ville a été scindée en 27 quartiers et chaque bénévole s'occupe d'un quartier. Nonante bénévoles seront mobilisés ce dimanche pour la distribution. "

© GEERTS

L'occasion aussi pour l'échevin de revenir sur le délai tardif de cette distribution, alors que beaucoup d'autres communes du Brabant wallon ont déjà fourni des masques à leurs habitants. "On avait passé commande pour des masques bien à l'avance mais lorsque le Conseil national de sécurité a annoncé que le gouvernement fournirait un filtre par habitant, on a dû changer le cahier des charges pour commander des masques avec un emplacement pour le filtre. On a perdu une semaine. On aura du retard par rapport aux autres communes mais on assume. On voulait aussi que ces masques soient produits en Europe. Il faut cesser les moqueries et les insultes, ce n'est pas nécessaire, surtout vu les circonstances. Depuis le 23 mars, on soutient les initiatives bénévoles et on a réussi à fournir le personnel de première ligne. C'était notre volonté. "