Elle était enfermée au Nicaragua pour avoir manifesté contre le gouvernement du président Ortega au Nicaragua.


C’est un soulagement pour Amaya Coppens et plusieurs membres de sa famille qui résident à Ottignies. En effet, mardi, l’étudiante belgo-nicaraguayenne a été libérée avec d’autres responsables des manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega. Elle a rejeté l’amnistie des autorités, affirmant n’avoir commis aucun délit.

"Nous n’acceptons pas l’amnistie parce que nous ne demandons pardon pour rien, nous n’avons commis aucun délit", a affirmé Amaya Coppens en arrivant à son domicile à Esteli (nord), la ville dont elle est originaire. "Au contraire, ce sont eux (le gouvernement) qui ont commis des crimes contre l’humanité et qui devraient s’inquiéter."

"Nous continuons à demander la justice et la démocratie, nous n’oublions aucun des morts, nous n’oublions pas Eddy Montes (tué par balle en prison le 16 mai) et nous allons continuer à nous battre pour que la justice règne vraiment au Nicaragua", a-t-elle ajouté, visiblement émue.

La jeune femme de 24 ans a été accueillie par des dizaines de voisins et d’amis, ainsi que par sa mère Tamara Zamora et son père de nationalité belge, Federico Coppens. Les principaux responsables des manifestations contre le gouvernement Ortega ont été libérés mardi au Nicaragua en vertu d’une loi d’amnistie votée samedi.

Namuroise d’origine, Amaya Coppens compte également plusieurs membres de sa famille à Ottignies. La mobilisation pour sa libération s’était accélérée ces derniers mois avec plusieurs manifestations et le vote d’une motion de soutien aux prisonniers nicaraguayens.