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Les 4 coprésidents de l’Union des francophones en périphérie ont envoyé une missive au démineur

BHV Si Jean-Luc Dehaene consulte bien ses e-mails et sa boîte aux lettres, il aura dû recevoir ce matin une missive pas comme les autres. Curieux comme il est, le démineur l’aura ouverte pour découvrir, ô stupeur, qu’il s’agissait là d’une lettre signée des quatre coprésidents de l’Union des francophones de la périphérie bruxelloise.

Jean-Luc Dehaene, l’homme du moment, pressé par le temps, harcelé de coups de téléphone, l’aura-t-il malgré tout lue en entier ? Christian Van Eycken (FDF), Michel Dandoy (MR), Jean-Louis Roefs (PS) et Jean-René Degand (CDH), respectivement élus UF à Zaventem, Dilbeek, Drogenbos et Tervuren, y répètent leurs deux revendications : l’élargissement de la région centrale à une large périphérie de Bruxelles et la ratification de la convention-cadre européenne qui organise la protection des minorités nationales.

“Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer dans le cadre de votre mission et à votre meilleure convenance” , ont-ils poliment ponctué, n’omettant pas de citer en annexe des exemples de discriminations et vexations subies par les francophones dans leur vie quotidienne en périphérie.

Un retour sur l’accord avorté de 2005, voilà en gros ce que désirent les francophones pour l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. “Ce n’était pas la solution miracle, mais c’était un bon début” , nous déclarait hier le seul député francophone au Parlement flamand, Christian Van Eycken. Rappelons que cet accord prévoyait que, pour les 16 communes francophones, l’électeur y résidant au moment de la conclusion de l’accord gardait le droit de voter à Bruxelles, le nouvel arrivant devant voter en Brabant flamand. La Communauté française pouvait, quant à elle, bénéficier de compétences plus larges dans les domaines culturel et social dans les communes à facilités.



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