Petit changement de programme ce mercredi matin pour le début de la vaccination des membres du personnel de la clinique Saint-Pierre d’Ottignies. En tout, 659 doses du vaccin Pfizer sont arrivées, au lieu des 1.400 commandées par la clinique pour vacciner l’ensemble du personnel qui souhaitait être vacciné. C’est donc seulement 36 % du personnel qui sera vacciné dans un premier temps.

Il a donc fallu procéder à un tri sélectif en fonction du personnel le plus exposé aux cas de Covid-19. Malgré l’arrivage moins important que prévu, les doses reçues permettent de vacciner les travailleurs les plus exposés. “Pour les autres ce n’est qu’un report, leur vaccin arrivera plus tard”, assure Myriam Seront, la directrice du département infirmier.

Ces 659 doses sont administrées entre mercredi et vendredi, à raison de demi-journées de quatre heures. Une aile dédiée à la chirurgie est réquisitionnée pour l’occasion et six postes de vaccination y sont organisés.

Sur les 1.800 personnes de la clinique susceptibles de se faire vacciner, 1.400 ont donc accepté de recevoir le vaccin. Cela représente tout de même 77 % du personnel. “Nous avions majoré le chiffre du listing car nous voulions aussi avoir des doses pour les étudiants, les stagiaires et les sous-traitants”, poursuit la directrice du département infirmier.

Un certain soulagement pour les soignants qui travaillent au front depuis mars 2020. “C’est lourd de travailler à l’hôpital, au milieu des suspicions de coronavirus, sans parler des unités qui ne soignent que des patients Covid depuis le début de l’épidémie”, dit-elle. Les soignants étant confrontés à des décès quasi quotidiens, elle décrit la routine du personnel soignant en la comparant à une épée de Damoclès permanente au-dessus de leur tête. “C’est très stressant pour les soignants, et la vaccination est une sorte d’action de conscience pour pouvoir revivre normalement et surtout pour l’immunité collective”, ajoute-t-elle. La prochaine dose du vaccin sera administrée trois semaines plus tard, c’est-à-dire la semaine du 9 février. D’ici là, la clinique espère que les doses commandées arriveront afin d’administrer la première dose du vaccin au reste du personnel.