La crise - prolongée - du coronavirus est très douloureuse, et ce à tous les niveaux. Les finances communales n’échappent évidemment pas à la règle. Du côté de Rixensart, si l’équilibre structurel est maintenu, les effets de la pandémie commencent à peser lourd.

« On encaisse actuellement les coûts de la crise, explique Vincent Garny, l’échevin des Finances. Et conjoncturellement, on sent qu’on est en difficultés. L’impact covid se chiffre actuellement à 890.000 euros, ce qui impacte fortement notre deuxième modification budgétaire, qui présente pour la première fois un résultat négatif de -282.841 euros. Un résultat assez douloureux, mais qu’on va essayer de gérer au mieux. »

Un impact qui s’explique à la fois par une augmentation drastique des dépenses spéciales covid (675.000 euros) et par un certain nombre de recettes en moins (442.000 euros). Des chiffres négatifs légèrement amortis par des dépenses non consenties (94.000 euros) et par des recettes supplémentaires (132.000 euros).

Précisons que si auparavant, un déficit n’était pas autorisé dans un budget, la crise a rabattu les cartes. La Région wallonne autorise en effet les communes à être quelque peu dans le rouge. Pour Rixensart, un maximum de 978.000 euros a été fixé. La commune possède donc encore une belle marge. Mais la crise n’est pas finie, loin de là… Au total, la facture devrait même comprise entre 1,5 et 2 millions d’euros !

Et les projections pour le budget 2021 s’annoncent d’ores et déjà compliquées. « Quand on allie une diminution probable des recettes à l’IPP avec l’impact de la pandémie, on prévoit un budget de -400.000 euros en 2021. Ce qui est beaucoup plus inquiétant, conclut Vincent Garny. Toutefois, on a les reins suffisamment solides pour passer le cap. »