Quand elles sont occupées par trois personnes, les voitures peuvent circuler, depuis Wavre et vers Bruxelles, sur la bande d’arrêt d’urgence.  Les covoitureurs peuvent donc, comme les bus et les taxis, avancer sans être ralentis par les embouteillages. Une vitesse maximale de 50 km/h est autorisée sur cette bande de covoiturage.

Le gain reste toutefois limité par le fait que la bande de covoiturage s’arrête quand l’E411 pénètre en Flandre.

Depuis des mois, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry (Écolo), négocie avec son homologue flamand, Lydia Peeters (Open-VLD) pour permettre aux automobilistes wallons de poursuivre leur route sur la bande d’arrêt d’urgence.

Ces discussions portaient sur la continuité de la bande de covoiturage vers Bruxelles, sur le territoire de la Région flamande, mais aussi sur les conditions d’utilisation de cette bande.

Les négociations viennent de se terminer. Mal. "La Flandre a, malheureusement, confirmé sa volonté de ne pas prolonger la bande de covoiturage jusqu’à Bruxelles sur son territoire, a révélé le ministre Philippe Henry. Cela ne nous arrange pas, mais nous ne pouvons pas forcer la Région flamande à accepter (de prolonger la bande de covoiturage)."

Mais ce n’est pas parce que la Région flamande met des bâtons dans les roues des covoitureurs wallons que le ministre entend arrêter de promouvoir le covoiturage, comme il l’a précisé en réponse à une question parlementaire du député wallon André Antoine (LE).

"Difficile de mettre en avant le covoiturage pendant le Covid"

"Il était difficile de mettre en avant le covoiturage au cours de ces deux dernières années marquées par une crise sanitaire où le télétravail et la distanciation étaient de rigueur. Nous sommes à présent dans un contexte plus favorable, qui nous permet de remettre le covoiturage en avant comme alternative crédible à l’autosolisme", estime Philippe Henry.

Faute de bande de covoiturage continue jusqu’à Bruxelles, les conditions d’utilisation devraient être revues : "Notre intention est d’alléger les conditions d’accès en autorisant les voitures avec deux personnes au lieu de trois et les motos. Les changements à effectuer sont assez mineurs".