Depuis près de dix ans, le crématorium de Court-Saint-Étienne que gère l’intercommunale inBW remplit une mission indispensable pour les Brabançons wallons. Aspect auquel on ne pense pas a priori, l’activité de crémation permet de récupérer certains métaux précieux. Dès le départ, la question s’est posée aux responsables de l’époque : que faire pour utiliser de manière adéquate, vu son origine, l’argent généré par la vente de ces métaux ?

Les premières années, ces sommes ont servi à embellir les lieux, notamment via l’achat d’œuvres d’art qui sont placées à l’intérieur et à l’extérieur du crématorium, contribuant ainsi à la qualité et à la sérénité du cadre proposé aux familles en deuil.

Mais on ne peut pas acheter indéfiniment des œuvres et au printemps dernier, le bureau exécutif de l’intercommunale a proposé la création d’une fondation d’utilité publique. Celle-ci a été lancée officiellement mardi, et a été baptisée (à la suggestion du personnel du crématorium) Bâtisseurs d’Étoiles.

Ses objectifs ont été définis : il s’agit notamment d’aider pour des soins ou des traitements médicaux particuliers les enfants et les adolescents gravement malades, de contribuer à l’épanouissement des jeunes porteurs de handicap, d’encourager la recherche dans le domaine des maladies orphelines, ou encore d’accompagner les associations travaillant en matière de soins palliatifs et de deuil.

Pour le lancement de la fondation, un montant de plus de 100 000 euros venant des années antérieures est déjà en caisse. S’y ajoutera le produit des ventes de métaux du crématorium, soit 50 000 à 60 000 euros par an. Plus les revenus engendrés par diverses activités, l’envie des initiateurs étant d’impliquer à la fois le personnel d’inBW et les 27 communes actionnaires pour faire vivre Bâtisseurs d’Étoiles.

Le logo de la fondation, choisi au terme d’un concours, a été réalisé par Soumia Tuil, une élève de 6e Infographie de l’IPES de Wavre.