NIVELLES

La confrérie de la tarte al djote revisite le centre-ville… au GPS

TRADITION La remise des labels de la tarte al djote, qui avait lieu hier soir dans un Waux-Hall bondé, est un moment attendu par les Nivellois et redouté par les fabricants. Les premiers savent ensuite où acheter durant un an les meil- leures djotes du monde, mais les seconds craignent de perdre une place dans le classement rigoureux des confrères. Voire une étoile dans le palmarès.

Mais les hommes politiques assistent aussi à la soirée qui est devenue une véritable institution à Nivelles – c’était la 29e édition hier – avec une pointe de stress. C’est que, traditionnellement, les confrères brocardent joyeusement sur scène leurs petits travers, les gaffes et les ratés de l’année écoulée.

Et cette fois, le ton a été donné d’entrée de jeu par le Grand Bailly Jean Vandendries, qui a remercié la ville pour les “énormes facilités de circulation ” accordées aux participants à cette remise des labels. Avant de glisser les noms de fabricants de GPS parmi les sponsors.

Quelques minutes plus tard, la mascotte Djan Djote recevait un (très beau) costume d’ouvrier paveur de la société Galère. Bref, ce sont les travaux d’aménagement de la Grand-Place qui constituaient le fil rouge de la soirée. Où on a appris, entre deux passages d’une navette pour le moins folklorique mais exceptionnellement bondée, que Nivelles a aussi connu son BHV cet été. Ben oui, BHV, comme Bordel à l’Hôtel de Ville…

Sur l’air de “des petits trous, toujours des petits trous ”, les archéologues ont trouvé plus d’objets qu’on le pense au pied de l’hôtel de ville. Par exemple, des patates, qui ont servi à confectionner des t-shirts aussi chers que peu esthétiques. Ils se sont également penchés sur les différentes strates de terre.

Tout en bas, il y en avait une de couleur rouge vif, en forme de U. Lisez-le à haute voix, ce sera plus drôle. La couche la moins profonde, elle, est plutôt bleue orangée. Avec un intéressant fossile en forme de gourdin… Et les os ? “Ils font partie du patrimoine de la ville, le maïeur aurait pu faire comme avec le camion de pompiers ”, a suggéré un des personnages. “Les vendre sur e-Bay !



© La Dernière Heure 2010