Le Collège communal la hulpois a finalement tranché en faveur du projet de restaurant imaginé au sein du bâtiment dit “la maison du garde”. Un dénouement dans ce dossier qui ne fera pas que des heureux, mais qui aura le mérite de donner un nouveau souffle à ce bâtiment historique de La Hulpe.

Le postulat de base, c’est qu’on a ce bâtiment qui est inoccupé depuis des années et qu’il devient de plus en plus urgent de rénover, explique Xavier Verhaeghe, l’échevin de l’urbanisme. Devant les frais de rénovation très importants, on avait pris l’option depuis la précédente législature de chercher un partenaire privé qui bénéficierait des lieux pendant un certain temps tout en prenant à sa charge ces frais de rénovation et après un appel à projets, c’est celui du restaurant qui a été retenu.”

En tout, trois candidats s’étaient manifestés, mais deux dossiers seulement ont été étudiés, le troisième étant hors délais. “On a proposé de quelque peu prolonger les délais, mais la semaine supplémentaire n’était pas suffisante. Par soucis d’équité envers les autres candidats, on a alors écarté cette 3e option, continue Xavier Verhaeghe. Ensuite, on a dû trancher entre deux projets dont l’impact sur les lieux serait assez similaire. Avec le restaurant d’un côté et un gîte urbain durable en autogestion de l’autre. Une dernière option qu’on a préféré refuser au vu justement de sa composante d’autogestion.”

Car l’impact avéré du gîte sur le bâtiment mais aussi et surtout sur la faune et flore environnante aurait été impossible à cadrer, faute d’une “surveillance” des lieux.

Les feux semblent donc désormais bien verts pour la réhabilitation du bâtiment et sa transformation en un restaurant. On rappellera que la SPRL “Patio d’Été” avait déjà demandé – et obtenu – un permis d’urbanisme auprès de la Fonctionnaire Déléguée de la Région wallonne. On était alors en juin 2020. Une demande qui avait suscité de nombreuses réactions auprès des riverains et de La Hulpe Nature, inquiets de la proximité de la réserve naturelle.

Des modalités restent encore à définir dans ce dossier mais on se rapproche évidemment du dénouement. Je rappellerai encore que le bâtiment ne deviendrait un restaurant que pour au maximum 30 ans. Ensuite, c’est la Commune qui le récupérera, entièrement restauré, et pourra le réaffecter”, conclut l’échevin.