Brabant wallon Plusieurs nids ont été repérés sur des bâtiments voués à être détruits dans le projet Atenor

En moins de 48 heures, plus de 100 personnes ont déjà signé une nouvelle pétition à La Hulpe contre le projet des Berges de l’Argentine. Pour rappel, le groupe Atenor souhaite revitaliser l’ancien site de Swift, sis le long de la rue François Dubois. Actuellement, on y retrouve huit bâtiments pour un total de 16.650 m² répartis sur un site de 4,5 hectares.

À terme, Atenor souhaite y construire 230 logements dans des pavillons résidentiels de 3 à 4.000 m² répartis sur 25.000 m². Seuls les bâtiments en voirie seraient rénovés pour abriter 4.050 m² de bureaux et des appartements aux étages. Les autres bâtiments existants, eux, seraient rasés.

Et si la mobilité inquiète fortement les riverains, c’est plutôt sur une question environnementale que certains prennent les armes. Notamment avec cette pétition dont l’objectif est de protéger une quinzaine de nids d’hirondelles. "Ce sont des hirondelles qui nichent sous les corniches d’un des bâtiments destinés à être démolis", explique Sarah Wagschal, présidente de l’ASBL La Hulpe Environnement. "En fait, le collège communal n’a pas l’intention de démolir l’entièreté du site. Le bâtiment qui se trouve de front, à côté des étangs, sera maintenu. Ce qu’on veut détruire, c’est tout le reste. Sauf que, manque de chance, les hirondelles ont fait leur nid dans les parties qui vont disparaître et non dans la partie de l’ancienne papeterie vouée à rester en place."

Face à cette situation, le promoteur immobilier ne voudrait rien entendre et compterait bien mener à bien son projet de destruction. L’asbl a donc décidé de prendre les choses en main. Deux solutions s’offrent à elle. L’une à court terme et l’autre à plus le long terme. "La première chose qu’on a pu faire, c’est d’installer, avec l’aide de Natagora, des nichoirs artificiels sur les bâtiments aux environs. La commune les a tous financer. Le but c’est de faciliter la transition. C’est-à-dire que pour le moment, les hirondelles ont migré vers le sud et vont revenir dans la région au mois d’avril."

À ce moment-là, au printemps, l’ASBL espère que ces hirondelles vont avoir le réflexe de transiter de leurs nids actuels vers les nids artificiels. "Mais c’est difficile de prévoir le comportement des oiseaux. L’autre solution, serait de retarder de 6 à 12 mois la destruction de ce bâtiment grâce au soutien de la population", conclut la présidente.

Selon l’ASBL, ces hirondelles feraient partie d’une des dernières colonies importantes d’hirondelles de fenêtre de La Hulpe et seraient protégées par la loi du 12 juillet 1973 sur la Conservation de la Nature.Gatien Lambert

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Infos :

www.lahulpeenvironnement.be