Brabant wallon Le programme a permis le développement de nombreux projets à Gourrama, dont la création d’une école.

Près de 3 000 kms séparent La Hulpe de Gourrama, au Maroc. "Et pourtant, je vous assure qu’à Gourrama, tout le monde connaît La Hulpe", sourit Mohamed Chicki, un responsable local en visite dans le BW. La raison en est simple : La Hulpe fait partie intégrante du programme de coopération internationale communale. "Pour le Maroc, en plein développement, l’accent est mis sur la création d’une politique d’action sociale. Un aspect qui est notamment un peu délaissé à Gourrama."

Peuplée de 15 000 habitants et étendue sur près de 900 km2 (contre 161 km2 pour Bruxelles par exemple), la ville est très pauvre et manque cruellement d’infrastructures en tous genres : 1 seul médecin pour 15 000 habitants, un accès difficile aux écoles, peu de perspectives d’emploi, etc. "Du coup, nos élus pensent de préférence aux grands projets plutôt qu’aux problèmes de société", ajoute Mohamed Chicki.

Et pourtant, il y en a, et non des moindres. L’accès à l’enseignement par exemple pose de gros problèmes. Pourtant, la population ne manque pas d’idées ni d’entrain. 43 associations existaient déjà à Gourrama, mais elles ne parvenaient pas à se faire entendre. "On a rencontré le conseil communal tout en incluant les associations dans les discussions pour créer une nouvelle dynamique, continue Josiane Fransen. Ce qui a permis ensuite de mettre en place un véritable service d’action social, qui est aujourd’hui à la base des projets."

Dont la création d’une école, mais aussi la formation de 27 animateurs préscolaires. "Ça fait d’une pierre deux coups. L’accès à l’école a été nettement amélioré. Et en même temps, cela permet de lutter contre le chômage local. Le service du transport scolaire a aussi été largement étendu", ajoute Josiane Fransen.