Brabant wallon Un groupe de jeunes réclame à l’UCLouvain de nouveaux espaces pour la culture.

Les promeneurs la connaissent bien. Au bout du lac de la cité universitaire, on trouve "la petite maison blanche", propriété de l’université mais abandonnée depuis près de sept ans.

Inoccupée, cette petite maison accueille depuis lundi, jour de rentrée universitaire, un groupe de squatteurs qui réclame plus d’espaces et de salles pour organiser des événements culturels. Mieux : ces activistes veulent faire de cette petite maison un lieu non-marchand, gratuit et accessible à tous.

Depuis quatre jours donc, les jeunes tentent d’entrer en négociations avec l’UCLouvain. Plutôt que de se diriger directement vers les autorités académiques, les jeunes préfèrent occuper - illégalement - le site. Ce qui a le don d’agacer l’université. Mais des rencontres et des discussions vont débuter ce jeudi.

Sur place , tout se passe sans débordement. La police y veille de très près.

Par ailleurs, les squatteurs sont soutenus par plusieurs associations comme le M.O.C, le P.A.C, les Équipes populaires, Lire&Ecrire, Corps écrits, le CESEP et les associations d’éducation permanentes du Brabant wallon. "Nous devons encourager les projets actifs de solidarité et de démocratie culturelle et ce, sous toutes leurs formes. Nous encourageons l’Université, propriétaire du lieu, à mettre en œuvre de façon proactive et concertée et ce, avec toutes ses composantes, les services qu’elle est invitée, par décret, à rendre à la société. Au même titre que l’enseignement et la recherche. Ce projet est une opportunité formidable pour notre jeunesse de construire de nouveaux modes de solidarité, de création, de diffusion culturelle et de réenchantement démocratique", estiment-ils dans un communiqué commun.