Du côté de Lasne, Patrick Van Den Bogaerde et toute l’équipe de la Plage de Renipont ont vécu une saison estivale pour le moins spéciale cette année. Si les mois qui ont suivi la réouverture (le 8 juin) ont été marqués par une très grosse affluence, la situation a fini par devenir ingérable. Jusqu’à nécessiter la mise en place d’un arrêté du bourgmestre pour en restreindre l’accès. « Avec 95% du public, ça s’est merveilleusement bien passé, explique le co-gérant. Mais avec les 5% restant, on a eu de grosses difficultés. Insultes et agressions sur mon personnel, sur moi-même, des gens qui sautent par-dessus les barrières et une ambiance électrique à certains moments. Avec mon associé, John Beernaerts, on n’avait jamais vu ça depuis la réouverture il y a 4 ans. Si ça continuait, on aurait pu avoir un petit Blankenberge. »

Une situation qui s’explique à la fois par la crise du coronavirus, qui a poussé de nombreux Belges à rester au pays pour les vacances, le manque de points d’eau en Wallonie ou encore la fermeture d’un des plus gros « rivaux » de Renipont plage : la piscine du Bois des Rêves à Ottignies. « Une grosse partie de leur clientèle s’est rabattue chez nous. Ce qui a représenté beaucoup de monde. On avait réagi en disposant quelqu’un à l’accueil, ainsi qu’une personne pour la sécurité. Bilan, une minorité de clients ont causé énormément de problèmes. Mais il ne faudrait pas les faire gagner. Ce serait injuste pour la très large majorité des clients avec qui tout se passe bien », poursuit Patrick Van Den Bogaerde.

Du coup, pour éviter de revivre pareille mésaventure, il y aura du changement l’année prochaine. « Une grosse remise en question s’impose. On va réfléchir à une meilleure façon d’accueillir tout le monde (parking compris), de manière juste et humaine. Mais il est sûr que la plage d’aujourd’hui ne sera plus celle de demain. Parce qu’on est à bout, mon équipe et moi », conclut le co-gérant de la plage.