Il n’y a pas que sur les grands axes que la police doit intervenir pour s’assurer que les règles du Code de la route sont respectées. Au conseil de police, mardi, Bernard Lowenthal (Genappe) a interpellé le chef de zone à propos du comportement de certains cyclistes sur le parcours Ravel.

Ce n’est pas la première fois que le point est évoqué : alors que le chemin qui relie Nivelles à Genappe est emprunté par des promeneurs, des familles ou encore des gens qui se baladent avec leur chien, certains cyclistes semblent confondre ce chemin bien droit et bien plat avec une piste d’entraînement à la vitesse. Ce qui crée une certaine insécurité des autres usagers confrontés à ces bolides qui n’entendent pas freiner à l’approche des piétons.

Bernard Lowenthal voulait dès lors savoir si des mesures avaient déjà été prises.

Le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a expliqué qu’entendant que la Région wallonne allait acquérir des radars préventifs, la zone de police a pris contact avec elle pour poser ces radars le long du Ravel.

Une idée novatrice, mais qui pourrait bien fonctionner afin de rappeler aux cyclistes, concrètement et sur le terrain, qu’ils ne peuvent pas rouler à plus de 25 km/h. Malheureusement, la Région n’a pas encore finalisé la procédure de marché public et les radars n’arriveront donc pas dans les prochains jours sur le Ravel aclot ou au Lothier…

Par contre, la zone de police a constitué un "pool cycliste". Celui-ci n’est pas permanent mais il rassemble au total six policiers volontaires qui, très régulièrement, vont patrouiller à vélo en suivant le Ravel. Par ailleurs, les agents de quartier s’y rendent aussi régulièrement à pied. Il existe donc bien une surveillance et la police locale est donc également présente sur ce type de chemin.

Bernard Lowenthal a également demandé si la police avait une attention particulière au comportement des cyclistes qui, par exemple, n’empruntent pas les pistes cyclables et préfèrent circuler sur la voirie. Le commissaire divisionnaire a précisé que la zone de police n’en faisait pas une priorité, mais intervenait en cas de problème de sécurité, sans rechercher spécifiquement ce type d’infractions.