Au dernier conseil de police, Céline Scokaert a interrogé le chef de zone sur une affaire de harcèlement dans la rue qui a fait du bruit, il y a quelques semaines, sur les réseaux sociaux. Une jeune fille a témoigné et plusieurs faits identiques ont été révélés, apparemment causés par le même individu qui sévit depuis pas mal de temps dans les espaces publics à Nivelles.

Des plaintes auraient déjà été déposées, mais en vain. La conseillère a donc demandé si la police comptait agir, tout en faisant remarquer que certaines victimes ne viennent pas déposer plainte au commissariat. Après avoir subi des faits de mœurs, il n’est pas évident de raconter et elles craignent sans doute de se retrouver face à des policiers qui ne seraient pas formés pour recueillir ce genre de témoignages difficiles à livrer.

Sur le fait particulier, tant le bourgmestre Pierre Huart que le chef de zone ont expliqué que lutter contre de tels agissements constitue une priorité absolue. Des actions ont été entreprises au niveau de la police et le dossier est à présent géré par la justice. Difficile donc, compte tenu de cette situation, d’en dire plus à ce stade.

Mais en ce qui concerne l’accueil, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a précisé que les personnes qui sont en première ligne au commissariat sont spécialement formées. Il y a aussi, dans la zone, un service d’assistance aux victimes composé d’une psychologue et d’une assistante sociale, et celles-ci sont rappelables en permanence pour soutenir les plaignantes si elles le souhaitent.

De plus, comme le nouveau fonctionnement de police locale offre la possibilité de prendre rendez-vous pour déposer une plainte, les victimes peuvent bénéficier d’une approche individualisée lorsqu’elles viennent au commissariat. Les policiers doivent évidemment faire leur boulot, poser des questions et établir un dossier, mais ils prennent le temps qu’il faut pour écouter les victimes et réagir le plus adéquatement possible.