On le sait, la plupart des Nivellois ont le sens de la fête chevillé au corps et lorsqu’arrive la période de carnaval, c’est toute une ville qui a envie de sortir et de danser avec ses gilles. Mais cette année, pandémie mondiale mortelle oblige, ce ne sera pas possible.

Et ce samedi, c’était normalement le premier jour de sortie des groupes dans les rues de Nivelles, à l’occasion des soumonces en batterie. Certains pourraient être tentés de mettre quand même des sabots pour aller, avec un musicien, égayer leur quartier. Mais cela risque d’engendrer des rassemblements qui, même limités, enfreindront les règles sanitaires toujours en vigueur.

La zone de police Nivelles-Genappe a dès lors décidé de communiquer sur les réseaux sociaux pour dissuader ce genre d’initiatives. "Si vous aviez des plans pour les soumonces en batterie de ce samedi 23 janvier, mauvaise idée, indiquent les policiers. Pour rappel, les rassemblements à plus de quatre à l’extérieur sont interdits, un seul contact rapproché par foyer est autorisé et le couvre-feu reste maintenu à 22 h. La troisième vague nous menace, soyons responsables, respectons les règles. Sinon, on veut bien vous les rappeler sur le terrain… mais ce sera à coups d’amendes et c’est nettement moins sympa."

De son côté, l’échevin des Fêtes, Benoît Giroul, confirme avoir eu des contacts avec certains gilles qui voulaient tout de même marquer le coup et se demandaient comment faire. Il demande à tout le monde de respecter les règles et se montrer responsable, pour un retour à la normale le plus rapidement possible.