Brabant wallon Sagrex attend la décision de la fonctionnaire déléguée qui va statuer sur la demande de permis d’urbanisme.

Dans notre édition de ce mardi, nous évoquions la commission parlementaire de la Mobilité lors de laquelle le ministre wallon était longuement interrogé par les députés sur les projets autoroutiers abandonnés par la nouvelle majorité wallonne. Le député tubizien Laurent Heyvaert avait alors demandé au ministre Philippe Henry de préciser si le projet porté par l’exploitant des carrières Sagrex visant le déplacement de la drève Léon Jacques était bien repris dans la liste des projets abandonnés.

Si l’on a d’abord pensé que le ministre n’avait pas donné de réponse à sa question - comme à beaucoup d’autres -, le parlementaire tubizien nous affirme qu’il y a bien répondu… mais que son micro était éteint. Ayant suivi la retransmission en direct de la commission sur Internet, il nous était impossible d’affirmer que Philippe Henry avait bel et bien confirmé l’abandon de ce projet de route de Montagne par la Région wallonne. Voilà qui confirme les soupçons du comité de quartier de Quenast Le Pavé. Ce qui signifie que la société perdrait les 2 millions d’euros de subsides promis dans le plan infrastructures 2019-2024 pour son projet de 6 millions.

Du côté de Sagrex, l’enthousiasme de l’approbation de l’ouverture de voirie par le conseil communal a laissé place à l’incertitude. " Il est encore tôt pour en discuter, nous attendons des communications fermes et définitives, nous dit-on chez l’exploitant de la carrière. La demande de permis d’urbanisme doit être instruite par l’administration. C’est leur décision qui va nous donner la permission ou pas de construire la route. Nous n’avons pas un panel de plans A, B, C."

La fonctionnaire déléguée a désormais 120 jours pour statuer maintenant que la décision du conseil communal concernant l’ouverture de voirie a été affichée.