WALHAIN

Mobilisation politique interprovinciale pour la protection civile à Gembloux

SÉCURITÉ Quatorze ans d’attente, et toujours rien. Le Brabant wallon et le Namurois attendent encore l’installation sur leur territoire d’une unité de protection civile. Actuellement, ce sont les corps basés à Crisnée (Liège) ou à Ghlin (près de Mons) qui doivent intervenir.

Résultat : lors du dernier exercice catastrophe à Perwez, lorsque des pompes de grosse capacité ont été nécessaires, le maïeur a fait appel au privé dans la commune. La protection civile dispose de ce type de matériel mais le délai était au minimum de 45 minutes…

C’est d’autant plus râlant que tout est prêt à la caserne de Gembloux. Les lieux ont été acquis pour accueillir la protection civile en 1996, les travaux ont certes beaucoup traîné mais ils sont à présent terminés. Et une partie du personnel aujourd’hui affecté dans d’autres lieux sait que lorsque Gembloux ouvrira, il sera transféré là-bas. Mais rien ne bouge. Alors que, dans les deux provinces concernées, la population augmente et les activités économiques se développent. En clair, les risques s’accroissent.

Dernièrement, interpellée sur le sujet, la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom, aurait indiqué qu’elle ne disposait pas du budget suffisant pour finaliser l’installation, et que le dossier devrait avancer en parallèle avec le projet d’installation de la protection civile dans le Limbourg, à Hasselt.

Là, André Flahaut, qui était à la tête de la Régie des bâtiments lorsque le projet de Gembloux a été lancé, se rebiffe. À l’époque, c’est avec le dossier d’Aalter – la commune de Pieter De Crem ! – avait été couplé. Et cette caserne est opérationnelle depuis longtemps. “On nous ressert deux fois le même plat communautaire ”, grogne l’ancien ministre socialiste. “Moi, je suis pour le respect des accords.

À l’instar de ce qui s’est fait pour sauver le bureau de poste de Louvain-la-Neuve, les parlementaires des deux provinces, tous partis confondus, vont remettre une interpellation commune pour la ministre de l’Intérieur. Ils demandent que le dossier bouge. “La sécurité des citoyens ne peut pas avoir de couleurs politiques ”, appuie Carl Cambron.



© La Dernière Heure 2009