Hugues Ghenne dit être régulièrement la cible d’attaques de citoyens mécontents.

Mercredi, le bourgmestre d’Orp-Jauche recevait un message peu sympathique, dans lequel l’expéditeur lui souhaitait "une mort rapide et certaine". La raison ? La commune a refusé à ce promoteur le permis d’urbanisme pour son projet de lotissement. "Je peux comprendre la mauvaise humeur de voir son projet de lotissement refusé par la commune. Mais se faire traiter de corrompu et de harceleur car on suit les règles et on écoute l’avis de la population et de la CCATM, je trouve cela merveilleux", écrivait Hugues Ghenne sur les réseaux sociaux.

Contacté, le bourgmestre dit être régulièrement la cible de menaces. "C’est classique, c’est la vie habituelle du bourgmestre. Ce sont des lotisseurs qui râlent car on met à mal leur château de cartes. Si on entrave leur liberté nombrilesque, on devient une menace." Et le maïeur d’illustrer avec quelques situations qui lui sont arrivées récemment. "Un ferrailleur mécontent est un jour venu me trouver chez moi avec une barre de fer ; la voiture de ma femme a déjà été lacérée à coups de couteau ; la porte de ma maison a été frappée à coups de marteau ; un de mes chats a été tué… Un agent de police m’a dit pour rire que si je mourrais, on ne saurait pas qui m’aura tué.

Si Hugues Ghenne a voulu mettre en avant cette anecdote, c’est pour montrer aux citoyens les mots durs auxquels sont parfois confrontés les bourgmestres. "Il faut que les gens se rendent compte que c’est une réalité. Comme un instituteur ou un policier, on est au service des gens et non pas des vomitoriums."