Dès samedi, sur les réseaux sociaux, le bourgmestre de Nivelles s’était dit attristé et déçu en apprenant par la presse que la réouverture de l’horeca, initialement prévue pour le 1er mai, puisse être reportée. Dans un message public, il a expliqué espérer une réouverture à la date prévue, pour permettre au secteur de relancer ses activités et pour que les citoyens puissent reprendre une vie normale.

On sait depuis mercredi que le Codeco n’est pas allé dans ce sens. En parallèle, des cafetiers, y compris à Nivelles, ont répété leur intention de ne plus se plier aux règles qui les empêchent de travailler depuis des mois, et donc d’ouvrir dès le 1er mai, le cas échéant en payant les amendes.

Vu le soutien affiché au secteur par les autorités, et qui ne date pas d’hier puisque le collège était aussi présent lors d’actions de sensibilisation menées par les cafetiers en terre aclote, on peut se demander quelle sera la réaction en cas d’infraction. Certains bourgmestres, notamment celui de Liège, a estimé dès jeudi que faire intervenir la police n’était pas la meilleure option.

A Nivelles, Pierre Huart répond en soulignant d’abord l’importance de l’activité horeca dans la cité des Aclots, ainsi que le rôle social qu’elle joue: il se dit convaincu que la réouverture pourra faire baisser des tensions qui sont de plus en plus palpables. Mais pour le maïeur aclot, le soutien affiché aux cafetiers et restaurateurs doit rester inscrit dans un cadre légal.

En Brabant wallon, après chaque Codeco, le Gouverneur Gilles Mahieu a pris l’habitude de réunir tous les bourgmestres ainsi que les chefs des zones de police afin d’expliquer les règles et donner des consignes cohérentes.

Ces consignes, Pierre Huart compte bien les respecter. La réunion est fixée lundi après-midi et permettra une attitude concertée des autorités administratives et judiciaires.

« Je comprends évidemment le désarroi de l’horeca, précise le maïeur aclot. Mais la loi est la loi et il faut dire aussi que les chiffres que je reçois chaque jour ne sont pas aussi bons qu’en janvier. Il reste trois semaines encore, on peut espérer une évolution favorable, peut-être une modification des décisions. Mais je compte aussi sur la bonne volonté des gens… »