Pas de surprise au conseil provincial de jeudi soir, à part l’absence du nouveau conseiller provincial Luc Decorte. Alors qu’il devait prêter serment, le bourgmestre de Chaumont-Gistoux s’était fait excuser. Pour le reste, Sophie Keymolen est devenue comme prévu la quatrième députée provinciale d’un collège désormais paritaire, présidé par Tanguy Stuckens.

Du côté des chefs de groupe, qui sont montés tour à tour à la tribune, on a évidemment formulé quelques souhaits de réussite à la nouvelle équipe, et suggéré dans les rangs de l’opposition certains changements de style, voire de politique.

Des discours un peu solennels mais celui de Benjamin Goes, le président du CDH, s’est voulu plus mordant. Rappelant que les humanistes auraient voulu que le départ de Mathieu Michel au fédéral constitue l’occasion pour la Province de réduire le nombre de députés provinciaux à trois dans un moment où les finances sont sous pression, le chef de file humaniste est passé à l’attaque.

Alors que nous avons voulu ouvrir le débat sur une éventuelle réduction du nombre de membres du collège, nous avons été profondément interloqués par la manière dont le débat a été refermé par le nouveau président, en nous taxant de faire du populisme de bas étage, a précisé Benjamin Goes. Il aurait été beaucoup plus audible et acceptable de simplement dire que c’est un choix politique. Nous traiter de populistes, c’est simplement vouloir éluder une question qui embarrasse.”

Nouveau chef de groupe MR en remplacement de Sophie Keymolen, Joseph Tordoir a maintenu ce qualificatif, précisant la complexité de la tâche dans les exécutifs et invoquant la nécessité du travail bien fait. “J’espère que le CDH ne s’égarera plus à l’avenir sur ces chemins bien sombres, comprenez peu éclairés”, a glissé le réformateur.

Privés de la possibilité de réagir et estimant qu’il s’agissait d’une attaque personnelle, les élus humanistes ont quitté la séance sur-le-champ.